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cent quatre-vingt-seize mille grains, produit des cent grains plantés comme semence. Quelle étonnante production! Et pourtant la plantation, comme nous Pavons vu, avait essuyé de terribles accidens. Aussi Poncelet avait-il vu des années oùu, au moyen de sa méthode, la multiplication avait été plus loin que celle-là, parce que les accidens avaient été moins fächeux. Il rendait compte exprès de cette année 1777, parce qu'elle pouvait pas- ser pour une année moyenne, et que c'était la dernière o il eút fait usage de sa méthode.
Mais tandis qu'il se disposait à la publier avec ses observations microscopiques et des planches très-curieuses, il fut étonné qu'au mois de février 1778, on lui fit voir son pro- cédé annoncé, avec fort peu de changemens, dans la Gazette d'agriculture(n.“ 16, article Russie), sans qu'il ft non plus question de lui, que sil n'eùt jamais rien écrit sur ce sujet. Il avait souvent entretenu des ex- périences qu'il faisait depuis 1762, diffé- rentes personnes qu'il pensait capables d'en juger sainement. Ces personnes avaient répété à d'autres ce qu'il leur avait confié. Quel- ques-unes avaient tenté les méèmes expérien- ces, et Pon attribuait la découverte à d'autres,
sans faire mention de lui.


