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ilne faut pourtant pas répéter cette opération plus de deux ou trois fois, parce qu'en mul- tipliant excessivement les chalumeaux, on les expose à manquer de nourriture suffisante; ils restent petits, maigres, grèêles; à peine ont-ils la force d'atteindre le point de matu- rité. Il lui était même arrivé, en coupant les tiges jusqu'à vingt fois, de réduire le plus beau blé à un état de gramen ordinaire; il Tavait même rendu bisannuel, c'est-à-dire, qu'à force de le couper, ce blé ne produisit point d'épi la première année. II végéta très- bien pendant son second hiver, et produisit à la moisson suivante des épis assez semblables aux épis de chiendent. Expérience remar- quable, que Poncelet regrettait de n'avoir pas eu l'occasion de suivre, et qui méritait bien de l'etre.
Le blé semé selon la méthode vulgaire, parut d'abord plus verd, plus vigoureux, plus beau à ious égards que l'autre. II soutint cette supériorité jusqu'à la mi-mai; à cette époque, le blé planté selon sa méthode reprit le dessus, et vers la fin du mèême mois, il T'emportait de beaucoup sur Pautre.
Le g juin seulement, parurent les premiers spis du blé planté selon sa méthode, ce qui prouvait, suivant Poncelet, que, cette année


