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amélioré par aucun engrais; au contraire, 1I avait été presqu'épuisé par les légumes qu'il y avait précédemment plantés ou semés, comme pois, épinards, laitues, etc. II. avait bèêché cette portion de champ à huit pouces de profondeur; il y planta ses cent grains de blé séparément, chacun dans une fossette de deux ou trois pouces de profondeur sur autant de large.
Dans les années précédentes, il avait plu- sieurs fois varié sa méthode. II y avait eu des années ouù il avait semé à pleine main, selon Pusage ordinaire. Quoique cette manière lui eùt très-bien réussi, il lui avait cependant semblé que la méthode de planter le grain, comme il le pratiqua encore en 1776, était plus avantageuse-
Cbaque jour, il levait un des plants de son blé, pour en considérer les progrès sue- cessifs avec son microscope; mais ce n'est pas de ces détails que je dois rendre compte.
Le premier octobre, le blé de sa plan- tation était élevé de près de six pouces. II en coupa les feuilles avec des ciseaux à un pouce de terre, c'est-à-dire, qu'il en re- trancha cinq pouces. C'est à cette pratique de couper le blé à certaines époques qu'il faut attribuer, selon lui, la prodigieuse mul-


