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ce qu'il y aurait lu, que, renonçant pour un temps au commerce des hommes, il se retira dans une paisible solitude.
«& C'est là,» dit-il dans la préface de son Histoire naturelle du froment(imprimée en 1779), C'est là qu'inconnu, ignoré de l'u- » nivers entier, jouissant d'une santé parfaite, » avide de connaissances, seul, absolument » seul, sans compagnon, sans domestique, » sans témoins, j'ai labouré la terre, semé, » moissonné, moulu, fait du pain, sans en- » grais, sans charrue, sans moulin, sans four. » en un mot, sans autres ustensiles que ceux
» qu'une imagination industrieuse, excitée par
la nécessité des circonstances et guidée par
la raison, me faisait inventer.»
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En 1776, il entreprit de répéter, pour la sixième fois, ses observations sur la repro- duction, le développement, l'accroissement et la multiplication de l'espèce miraculeuse de gramen, vulgairement connu sous le nom de froment. Dans ce projet, le 10 aodt 1776, il choisit, dans plusieurs épis encore sur pied, mais parfaitement murs, cent grains de plé commun. II les planta par un temps favo- rable; il faisait mème une petite pluie douce; il les planta, dis-je, dans un terrain d'une
toise carrée environ. Ce terrain n'avait 616


