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maines quelquefois avant d’être visiblement sorti de terre; il avait l'expérience fréquente de la germination rapide de orge pour faire la bierre. Il avait lu que les Chinois font germer toutes les graines qu’ils sèment, et cela pour économiser le temps. Il résolut d’ensemencer son champ avec du blé com- mencant à germer.
Il prit du fumier de vache, de mouton, de cheval, dégagé de paille, etc., de la ierre argileuse provenant des débris d’une vieille cabanne, à peu près de chaque partie égale. IT jeta le tout en un grand chaudron, avec de l’eau, et fit bouillir dans l'intention de dissiper le feu des fumiers et de faire périr les larves des insectes, etc.
Il laissa refroidir la décoction et la versa, non pas très-froide, sur le blé destiné à être semé, et qui, depuis douze heures, trempait dans de Peau de mare: il mêla le tout. Son blé s’encroûta du fumier: après y avoir été bien mêlé, il le couvrit d’une couverture, En moins de quatre jours il fut prêt à ger- mer; quelques germes sortaient même. I} était considérablement grossi. Il le fit semer et renfouir très-rapidement: on n’eut besoin que des trois quarts de la semence que l’on
employait à l’ordinaire, Très-peu de jours


