6 4) C’est de quoi les cultivateurs ne sont pas as- sez convaincus.
J'ai lu avec attention une multitude d’ou- vrages sur les nombreuses maladies qui at- taquent les blés sur pied, ou en herbe, ou en fleur, etc.; aucun ne m'a plus sausfait qu'un Mémoire allemand sur les causes de la nielle, ou du charbon des blés, qui se rouve dans le Recueil de l’Académie de Ber- lin, et qui a pour auteur un célèbre natu- raliste(*). Les maladies des plantes, suivant cet académicien, sont au nombre des choses auxquelles les savans ne se sont pas encore sérieusement appliqués. Ceux qui en ont parlé paraissent n'avoir eu qu'une notion fort lé- gère des phénomènes naturels de divers vé- gétaux, et une moindre encore de ceux qui ne sont pas conformes au cours de la nature. La nielle, par exemple, ou le charbon des blés, est un des accidens les plus communs, les plus fâcheux du règne végétal. La nielle des blés est leur mort. Toutes les autres plantes y sont également sujettes; mais notre auteur s’est attaché plus particulièrement à la nielle, ou charbon des blés.
(*) Gledistch, étève de Linné.
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