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finances, à Paris, qu'il venait de voir, en un jardin situé dans un des faubourgs de Quimper, un phénomène d'agriculture. C'était une seule tige de seigle qui portait soixante- trois tuyaux; le moindre des épis portait trois pouces de long, et le plus grand en avait six- La grosseur de chaque épi semblait annoncer le plus beau blé. On disait que c'était un grain tombé par hasard qui avait produit cette merveille. Dans trois endroits de ce lin, Jon avait trouvé d'autres tiges de seigle dont les unes avaient dix tuyaux, G'autres trente-huit, et d'autres cinquante- einq. On devait veiller à la récolte de tous ces épis, en compter les grains, les peser et analyser mème les racines des tiges.
Un ami de M. Gérard lui avait assuré avoir vu, dans un jardin près de Quimper, un seul grain de seigle produire soixante-quinze tuyaux, et un grain de froment en porter cent vingt.
Un autre lui avait remis une tige d'un seul grain d'avoine, sur laquelle il y avait vingt-deux tuy aux.
Dans la méême Gazette, sous la date du 5 aoùt 1766, on rendait compte des expé- riences faites par le sieur Pruneau, à Poitiers,
dans la vue d'obtenir de pareils résultats.


