(142)| langée avec une quantité plus ou moins considérable d'huile fixe, qu’on peut extraire par la simple pression, et qui sert à la nour- riture de l’homme; dans les myrica cette huile suinte au-dehors de la graine, et s’y concrète sous la forme de cire végétale.
roc C Canne ER ES.
Coniferæ, Juss.
Les conifères sont tellement remarquables par l'analogie de leurs sucs qu'il sera inutile d’entrer à ce sujet dans de grands détails: tout le monde sait que ces arbres contiennent dans leur bois, et surtout dans leur écorce, un suc résineux, liquide, qui se con- crète lorsqu'il est exposé à l'air, qui répand une odeur particulière assez semblable dans toutes les espèces à celle qu’exhale la téré- benthine; on sait que ces résines aromatiques appliquées au corps humain sont stimulantes et diurétiques; ces propriétés se retrouvent avec de légeres modifications dans les sucs des pinus silvestris et P. maritima, où il porte les noms de térébenthine, de»oix, de goudron, etc, selon Îles préparations qu’il a subies, du melèze, où il se nomme térébenthine de Venise; de l’abies picea, d'où découle la térébenthine commune; de l’abres communis, où on le nomme résine commune; du /huya quadrivalvis Desf., d’où suinte le sandaracque; du Juriperus lyeia, d’où l’on tire probablement loli- ban: remarquons que dans les genevriers nous trouvons moins de résine entièrement formée et plus d'huile volatile, c’est-à-dire de résine incomplétement oxigenée; cette circonstance les rend plus odorants, comme on le voit dans l’oliban et l'encens, et aussi plus violents stimulants, comme le prouve l’exemple de la sabine. Ces propriétés stimulantes se retrouvent à un moindre degré dans le bois, les feuilles et les baies de plusieurs genevriers, des cyprès, des thuya, des sapins et des pins qui, dans plusieurs pays, sont em- ployés comme toniques-en infusion dans de la bierre,


