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Essai sur les propriétés médicales des plantes, comparées avec leurs formes extérieures et leur classification naturelle / par A. P. Decandolle
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chiches, les féves, le cajan, le lablab, le haricot de Chine, etc: Qu'il y soit en dose plus considérable, il les rendra purgatives ou vomitives, comme dans le citisus laburnur, l'anag yris fatida, peut-être lervum ervilia, etc.

Serait-ce enfin à une modification de lextractif qu'on pourrait attribuer les propriétés apéritives et diurétiques que lon observe dans l'herbe et la racine de plusieurs légumineuses, telles que les genets, les féves, l'ononis, les gzilandina nuga et moringa, V'an- thydlis cretica, ete. Il est au contraire dautres racines qui; étant munies de tubercules, cest-à-dire de réservoirs de fécule, offrent à lhomme un aliment sain, comme on le voit dans lathyrus tuberosus que lon mange en Hollande, le dolichos tberosus et le D. bulbosus, dont les Indiens font usage comme aliment.

On sait que presque toutes les matières colorantes sont: dues à l'extractif; et sil est vrai que ce principe est abondamment répandu dans les légumineuses, nous devons y trouver un grand nombre de couleurs employées par nos teinturiers: cest en eflèt à cette famille qu'appartiennent les couleurs bleues, connues sous le nom d'indigo, et retirées de toutes les espèces dindigofera et de quel- ques galega; les couleurs rouges, quon extrait de toutes les espèces de cæsalpinia; dHematoxylon. Pourrions- nous rapprocher: de cette classe les sucs rouges quon retire des Pterocarpus draco et santalinus, sous le nom sang-dragon; de lerythryna 10n0Sperma, sous le nom de gomme-lacque, et du dalbergia monetaria? Ces sucs paraissent trèes- différents entreux; mais leur histoire et leur analyse sont encore trop incertaines pour donner aucune impor- tance à ces rapprochements ou à ces différences.

Nous trouverons plus d'anomalies encore si nous observons la nature des sucs exotiques que nous employons à divers usages, et que nous regardons comme produits par dés lésumineuses; tel est par exemple le baume de copahu, qui provient du Copaifera, mais la place de ce genre dans lordre naturel est encore indécise; tel

est le baume du Pérou, produit selon Mutis par ua»yroxilon;