Cuzo) pulpe qui entoure le noyau du laurier-cerise est douce, mangée avidement par les oiseaux, et aussi saine que celle de la cerise or- dinaire; le principe délétère n'existe que dans le noyau et les feuilles; l’eau distillée de ces organes, prise à tres-petite dose, agit tantôt comme un violent purgatif, tantôt comme émétique: à plus forte dose, il détruit l’irritabilité sans exciter aucune inflammation; les mêmes phénomènes se retrouvent, quoiqu’à un degré plus faible, dans les amandes amères, qui sont, comme on sait, la souche natu-
relle des amandes cultivées; nous retrouvons cette même amertume
dans l’amande et les feuilles des pêchers, et leur eau distillée produit
_des effets dangereux sur l’économie animale; les amandes douces,
elles-mêmes, sont encore de légers narcotiques; je pense que tout le groupe des drupacées participe plus où moins aux propriétés dé- létères des feuilles et du noyau du laurier-cerise; et si l’on s'étonne de voir une section de la famille des rosacées, jouir de propriétés si différentes, je ferai remarquer que ces propriétés résident spé- cialement dans le noyau qui fait le caractère distinctif de cette section, et dans les feuilles qui offrent aussi des différences tran- chées dans l'organisation. Ces mêmes drupacées se distinguent encore par un autre caractère chimique qui les rapproche des lé- gumineuses, c'est l'exsudation d’une matière gommeuse très-ana- logue à la gomme arabique, et connue sous le nom de£SUIINT HOSIrAS. for. Li aGOU MEINELVSES
Leguminosæ, Juss.
La famille des légumineuses, quoique établie d’après des carac- tères de première importance, offre cependant un si grand nom- bre d’espèces et des anomalies botaniques si singulières, que nous pouvons prévoir d'avance que ses propriétés nous offriront peu d'uniformité. Nous nous attendrons encore à de plus nombreuses exceptions, si nous réfléchissons que le principe chimique qui se re-
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