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6. N> Comparaison du mode d'extraction et de Préparation.
Ces considérations et plusieurs autres qui sont du ressort immédiat de la chimie, nous expliquent comment des différences en apparence légères dans le mode d'extraction et de préparation des médica- ments, influent puissamment sur leur nature, et conséquemment sur les propriétés apparentes des plantes dont on les extrait. Mais il est évident qu’il ne peut exister de comparaison exacte entre
Dé paration de ces produits a été suffisamment semblable pour ne point
les produits des végétaux, que dans le cas où lextraction et la pré-
altérer ou pour altérer également leur nature. Pourrait-on, par exemple,tirer lamoindre conclusion relativementaux propriétésréelles des plantes, de la nature que leurs sucs auraient acquise après avoir subi lune des trois espèces de fermentation. Cette manipulation compliquée rapproche les produits de végétaux hétérogènes tels que le palmier, les vignes, les groseillers, les pommiers, etc.; tandis qu’elle peut varier à l'infini les produits d’une même es- pèce commenle prouve lexemple de nos raisins.
Plusieurs des propriétés de certains végétaux, et qui nous pa- raissent en opposition avec les lois de l’analogie botanique, tiennent à ce qu’on applique à ces plantes des procédés particuliers: ainsi avant qu’on eût tenté d'extraire l’eau distillée de plusieurs es- pèces de rosacées, pouvait-on regarder comme isolée dans la nature la propriété vénéneuse de l’eau distillée du laurier- cerise? Nous voyons déja qu'une manipulation uniforme a su retrouver, dans des plantes analogues, des propriétés semblables, qu’on était loin d'y soupconner: ainsi, Bernard de Jussieu, guidé par l’analogie, à retrouvé l’aromate du café dans les semences du gratteron, pré- parées comme celles du caffeyer. Ainsi parmi les lichens crus- tacés, lextrème diversité des couleurs qu’on en a extraites, tient
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