DE J.-N. BENOIT. 447 quer, et qui est à-peu-près celui que j’ai suivi pen- dant vingt ans.
Pour évaluer ce que la terre rapporte dans un assolement quelconque, il ne faut pas considérer une saison en particulier; il faut embrasser toutes les saisons dont se compose l’assolement. Ainsi, avec votre assolement de trois ans, il faut calculer quels sont les frais qu’exigent trois jours de terre; l’un en blé, l’autre en avoine, et l’autre en ver- saines; il faut calculer ensuite le produit que vous rendent en masse ces trois jours de terre, année commune. En déduisant les frais de ce produit brut, vous aurez le profit net de ces trois jours de terre. En en prenant /e fiers, vous saurez ce que vous rap- porte de profit le jour de terre, dans cet assolement. Essayons de faire ce calcul. Comme vous ne tenez pas de comptabilité régulière, nous ne pouvons avoir ici que des données approximatives;:mais l'habitude que j'ai de cette comptabilité, et les ob- servations que j'ai faites chez vous depuis plusieurs annéesÿ me donnent la certitude de m’éloigner très- peu de la vérité.
La rente de vos 3 jours de terre, à 6 fr. chacun, fait 18fr.
Ges 3 jours de terre reçoivent ordinairement 4; la- bours; 3 pour la yersaine et 1 pour l’avoine. Je les compterai à 5 fr. chacun, parce que, comme je vous l'ai dit, je crois qu’ils vous coûtent au moins cela. Cela
fait donc pour les 4 labours 20 Toraz des frais


