MARS. 29 quantité qu’on emploie communément; quelques livres de plus valent encore mieux, parce qu'il est important, pour toutes les prairies artificielles, d’avoir des récoltes très-épaisses; j’en mets ordinai- rement quarante.
On doit apporter un grand soin au choix de la se- mencede trèfle; la bonnegraineest grosse, bien nour- sie, d’une teinte jaune ou violette bien brillante.
La céréale dans laquelle on sème du trèfle ou une autre prairie artificielle, doit être semée plus clair que si on la semait seule, et on doit prendre beaucoup de précaution pour qu’elle ne verse pas; car, dans ce cas, le trèfle est presque toujours perdu.
La plupart des terres se lassent assez facilement du trèfle: alors on s'aperçoit qu'il réussit moins bien après que le sol en a porté un certain nombre de fois, à des époques trop rapprochées. IL faut déjà qu’un terrain soit de bonne qualité et bien cultivé; pour pouvoir supporter; pendant vingt ou trente ans, une récolte de trèfle tous les quatre ans. Dans les sols argileux, on a moins à craindre cet in- convénient.
Presque tous les sols conviennent au trèfle; on ne peut guère en excepter que les terrains extrême- ment légers et pauvres. Dans les sols argileux, il est nécessaire que la terre soit bien pulvérisée, pour
graine aussi fine.
assurer la levée d’une g


