JANVIER. et aussi bien soignés que ceux de la cour de ferme: sans cela, le fumier perdra une partie considérable de ses sucs les plus précieux, par l'effet des pluies
d'hiver et de printemps.
BATTEURS.
Le battage des grains est alors en pleine activité. Cette opération doit être l’objet d’une surveillance très-assidue de la part du propriétaire, non-seule- ment pour prévenir toute infidélité de la part des batteurs, qui souvent ne deviennent infidèles que par suite des occasions qu’on leur en fournit, maïs aussi pour qu’ils ne laissent pas de grain dans Ja paille: si on n’y prend pas garde, la quantité de grain qu’on perd ainsi, est souvent suffisante pour payer les frais de battage. C’est un très-mauvais système que de dire, dans ce cas, que ce grain pro- fitera aux bestiaux, car la plus grande partie est perdue dans la litière; d’ailleurs, lorsqu'on donne de la paille aux chevaux, on n’entend pas leur don- ner du blé, ce qui deviendrait une nourriture beau- coup trop chère.
On ne doit pas oublier aussi que, dans la plupart des circonstances, le meilleur emploi de la paille, dans une exploitation rurale, n’est pas de la faire manger aux bestiaux, ce qui produit très-peu de fumier, mais d’en faire de la litière, en nourrissant
copieusement le bétail avec d’autres alimens plus


