58 RÉSUMÉ.
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pluvieux, les plantes et les animaux des monta- gnes, et font également prospérer les mélezes et les moutons dans leurs terres basses et toujours sa- turées d’eau.
De puissants motifs doivent nous déterminer à profiter de l'expérience acquise par l'Angleterre et la Hollande, et des leçons données par le tableau de nos douanes. Nous devons chercher à nous af- franchir de l'étranger, que nous enrichissons par des importations ruineuses de produits naturels à notre sol; nous devons procurer un travail continu et bien récompensé, des vêtements peu coûteux et sains à la population d’une partie du royaume, pres- que nue et dans la détresse.
En augmentant de plusieurs millions le nombre de moutons, la terre mieux fumée, plus féconde, donnera plus abondamment du lin, du chanvre et les autres produits que nous importons à grands frais et pour des sommes plus élevées que la moitié de l'impôt foncier. Nous fournirons alors, à nos fa- briques, des laines et autres matières premières en abondance, à bon marché: dans peu d'années, les étoffes de laine remplaceront généralement celles de coton, qui n’ont ni la force ni la durée des toiles de lin, ni l'élégance ni les qualités sanitaires des étoffes de laine.
Pour contribuer autant qu'il était en mon pou- voir à un but si utile, j'ai importé des moutons hollandais et anglais à longue lame, et entrepris une série de croisements dont les premiers résultats font espérer les races les plus convenables et les plus productives dans un grand nombre de localités.


