RÉSUMÉ. 70 longues par des croisements de béliers hollandais et anglais avec des brebis mérinos et métis de France se rapprochant le plus de la race à créer.
En mêlant le sang anglais et hollandais des races à laine longue avec les brebis mérinos de France, on obtiendra une race sans cornes, comme le bé- her; ayant la laine plus douce, plus fine, plus serrée que celles des races anglaises et hollandaises, plus longue que celle des mérinos; des os plus petits et une plus grande facilité à s'engraisser que ces der- niers.
Par ces dispositions et sans courir de chance de perte, une compagnie de propriétaires et de capita- listes associés dans le but d'importer les races étrangères et de perfecuonner celles de France, parviendrait, en moins de dix ans et avec un capital de 1,300,000 fr., à former des troupeaux deux fois plus nombreux que ceux de la Hollande, à livrer à nos fabriques deux fois plus de laine et de meilleure qualité que celle importée annuellement à grands frais de: Hollande, d'Allemagne et d’Es- pagne.
Le succès paraïtra infaillible aux agronomes qui s'occupent de cette branche d'industrie| puisque la race à longue laine réussit en Hollande, le pays qui convient le moins aux moutons; on peut donc, avec des soins et de l’habileté, ürer parti, dans le même but, de toutes localités, et élever avec profit des moutons à longue laine sur toutes les fermes de France.
Les Hollandais, aprés avoir conquis leur sol sur la mer, soumettent à une terre humide, à un climat


