SUR LA FILATURE DE MARCQ. 65
DE L'EMPLOI DES LAINES LONGUES À LA FILATURE DE MARCQ.
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Les laines longues dont la France manque totale- ment sont tirées de la Hollande, particulièrement de la Frise et de la Nort-Hollande. On en distingue de diverses qualités; les plus estimées sont l’extra- blanche, la superfine, la fine. Dans les assortiments on admet pour un quart les laines de bêtes grasses tuées pour la boucherie. Cette laine qui est considé- rée comme la plus mauvaise en France, parce qu’on la sépare du cuir au moyen de la chaux qui l’at- tere, est réputée de qualité supérieure en Hollande, où l’on se borne à échauffer les cuirs dans une étuve pour la détacher où l’arracher sans l’altérer. Cette laine dite des bouchers est plus pleine, plus nerveuse, plus douce, comme provenant d'animaux mieux nourris et plus gras.
Les laines longues de Hollande arrivent à Tour- coing, où elles sont préparées pour être filées. Toutes ces opérations se font à la main sans emploi de ma- chines.
Les laines sont lavées avec soin dans de l’eau de mares ou de pluie, séchées sur l’herbe, et portées dans les magasins. Là des ouvriers coupent les pointes des mèches qui restent collées par le crottin et le suint, et séparent ces déchets qu'on passe à la carde. D’autres ouvriers trient les laines mèche par
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