SUR LES MOUTONS À LONGUE LAINE. by pays de montagnes, et on ne fait usage des eaux, pour fertiliser le sol, qu'au printemps et en été. Des expériences anciennes renouvelées récemment dans diverses contrées ont montré les bénéfices extraor- dinaires que procurent les irrigations d'automne et d'hiver bien conduites.
Lorsqu'un sol bas est voisin d’un ruisseau ou d’une rivière, on doit chercher les moyens d'y ame- ner de l’eau et de tenir le terrain inondé par des eaux courantes dans les mois de septembre et octobre.
On a remarqué que les pluies périodiques et abondantes de lautomne tombant sur un sol dé- pouillé et nu, entraînent les sucs et engrais des ter- rains en pente, et fécondent les terres inférieures où elles séjournent. On peut remplacer par l’art ces effets naturels et conduire par des rigoles les eaux des ruisseaux sur les sols bas.
En couvrant fréquemment en hiver la superficie des prairies par une lame d’eau courante, on se procure, dans les premiers jours du printemps et un mois ou deux avant toute végétation, une herbe tendre, succulente, qui fournit aux brebis d’excel- lent lait, et aux agneaux une première nourriture qui les développe rapidement.
Ces pâturages précoces ont la même influence sur les vaches, les veaux et les cochons, et les en- graissent rapidement dans une saison où la nour- riture verte est tres-rare.
Les bénéfices à obtenir par ces prairies précoces
- sont si considérables qu'ils paient largement les dé-
penses des travaux faits, soit pour disposer le ter- rain en pentes régulières, soit pour diriger les eaux ñ


