SUR LES MOUTONS A LONGUE LAINE. 19
NÉCESSITÉ D'EMPLOYER LES NOUVELLES MACHINES A FILER ET A TISSER.
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Dans le milieu du-dernier siècle, on filait par- tout le coton à la main, chèrement, très-mal et en petite quantité: au moyen de mull-jennys, ou de métiers continus, une jeune fille fait mieux et sans fatigue le travail de cent ouvrières: dés-lors toute filature de coton à la main a dù cesser, en raison de la différence des quantités, de la qualité et des prix des produits.
On a inventé pour la filature de la laine, du lin, du chanvre, des machines également ingénieuses. Des résultats aussi extraordinaires que pour le co- ton paraissent possibles, sont certains et même pro- chains. Une jeune fille de douze ans, à l’aide des nouveaux métiers, fera autant de travail que cent femmes dans la force de l’âge, filant au rouet et à la quenouille encore en usage dans les=? de la France et de l'Europe.
Si un ouvrier, dans un cas, produit cent fois plus d'ouvrage que dans l'autre, les mêmes dif- férences n’auront-elles pas lieu entre deux grandes nations, dont l’une continuerait à suivre les an- ciennes méthodes, et dont l’autre emploierait les métiers nouveaux les plus parfaits? N’est-il pas évi-
dent que la premiere nation serait successivement


