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Notice sur l'importation et l'éducation des moutons a longue laine : et sur l'emploi de leur toison a la filature de Marcq / par J. Cordier
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SUR LES MOUTONS A LONGUE LAINE. II

Les observations faites sur le premier tableau s'appliquent également à celui-ci. Les douanes por- tent en compte le prix déclaré, qui est ordinairement dun tiers ou de moitié au-dessous de celui du com- merce; il faut donc ajouter au montant ci-dessus, la différence entre le prix de douane et la valeur réelle, les frais de transport, de commission, lin- térét des fonds, qui s'élèvent ensemble au-delà des évaluations. La perte, pour la France, nest donc pas seulement de 174, mais de 348 millions, sommes qu'il faut payer chaque année en vins, ou en tous autres produits du sol, qui se vendraient également au dehors et à des prix aussi élevés, dans le cas même nous retirerions de notre sol les produits indiqués plus haut, que nous importons à grands frais de l'étranger.

Admettons que, par l'influence des associations en- couragées par le gouvernement, la France augmente le nombre de ses moutons de 20 millions, tous de races choisies. Son revenu brut annuel aurait un accrois- sement de 20 millions par 25 fr., produit moyen

de chaque bête, ou de.......... Et le revenu net annuel de 10 fr. par tête, ou de............... 200,000,000

Ces 20 millions de moutons donneraient aux cul- tivateurs assez d'engrais pour produire non-seule- ment le lin et le chanvre maintenant importés à grands frais, mais des quantités doubles ou triples de ces matières, qui seraient travaillées dans nos fabriques. En tirant ainsi parti de nos richesses na- tionales, nous rendrions tributaires les nations qui savent exploiter notre imprévoyance.

= mr