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Il sait que le caractère particulier de chaque race n’a été produit que par une longue suite de géné- rations et ne peut s’effacer que lentement; que le mâle a une influence plus grande que la femelle dans les croisements; que l'abondance et la bonne na- ture des herbages donnent des toisons plus douces et une laine plus longue, plus nourrie et meilleure pour un grand nombre d’usages.
Après avoir recherché quelle espèce de moutons doit donner le plus de bénéfices dans sa localité, il achètera à bas prix les brebis indigènes qui s’en rapprochent le plus, et se procurera le bélier qui doit créer le type adopté. En continuant de choisir pendant quelques années les plus belles brebis et le bélier le plus parfait, il parviendra, par une per- sévérance éclairée, à créer une variété d’un grand prix, en raison de la beauté des formes, de la fa- cilité à s'engraisser, et de la longueur et de la finesse de la laine.
Quelques agriculteurs, en s’éclairant réciproque- ment, et en rendant compte de leurs succés, pour- ront, dans un quart de siècle, par de si louables efforts et par l’influence de leur exemple, doubler les produits des moutons du royaume, et assurer la prospérité d’un grand nombre de manufactures né- cessaires à la France. Tel est le but que s’est pro- posé la Société de l'amélioration des laines, et qu’elle parviendra à remplir.
Comme membre de cette Société, je ferai con- naître les tentatives que j'ai faites pour importer et multiplier la race de moutons à laine longue, et


