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xxi] INTRODUCTION.
DE LEXPLOITATION DES GRANDES PROPRIÉTÉS EN FRANCE, RELATIVEMENT AUX MOUTONS.
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Les fermiers, la plupart économes et laborieux, ne retirent cependant que de faibles bénéfices des terres, prés et bois qu’ils louent ,en raison du bas prix des céréales et des bestiaux. Lorsque de grands propriétaires font valoir, ils obtiennent, il est vrai, la part du fer- mier; mais ils éprouvent des pertes sur les travaux qui, étant à leur compte et à la journée, s’exécutent plus lentement, plus mal ou plus chèrement. Les domesti- ques mal surveillés, n'ayant nul intérêt dans l’exploita- tion, travaillent le moins possible, mangent le plus possible, selon la remarque de l’auteur de la Richesse des nations, et dépensent en fourrage, deux fois la quan tité nécessaire à la nourriture des bestiaux.
Un grand propriétaire ne peut entrer en rivalité avec les cultivateurs pour la fabrication des céréales et des fourrages artificiels; il doit adopter un genre d’exploi- tation qui, exigeant de instruction et de fortes avan- ces, empêche toute concurrence.
L'éducation de races choisies d'animaux domestiques promet et procure les plus grands bénéfices; le transport sur les marchés éloignés n’exige que peu de frais, mal- gré le mauvais état des routes; la vente en est certaine
et le paiement immédiat,


