x INTRODUCTION.
TROISIÈME OBJECTION.
LES ÉTABLISSEMENTS NOUVEAUX RUINENT LES FONDA- TEURS ET N'ENRICHISSENT QUE LES SECONDS OU TROI- SIÈMES PROPRIÉTAIRES.
Réponse.— La création et le succès d’un grand éta- blissement exigent sans doute beaucoup de capacité, une expérience consommée, de la patience, de la persé- vérance dans la formation et la direction des ateliers, et une grande connaissance pratique des diverses parties de l’entreprise. Il est rare qu’un fondateur unique, préoc- cupé d’une pensée dominante, puisse calculer froide- ment et avec une égale capacité les diverses combinaisons à embrasser; qu’il sache résister à un travail opiniâtre, et parvienne toujours à porter remède aux accidents qui manquent rarement d'arriver.
Un capitaliste qui veut élever une fabrique, divise, avec raison, ses travaux en divers ateliers de construc- tion et de fabrication, ne se réservant que la branche de sa spécialité; mais il se met dans la dépendance des combinaisons et des calculs souvent erronés des archi- tectes et des mécaniciens, et manque rarement de ruiner sa famille par suite d’une confiance mal placée, ou de quelques accidents, ou d’une maladie.
Ces dangers sont évités lorsque les détails de la
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