XX£E. JZ:ANeT RO DU CTTON,
ce Fluide eft plus ou moins denfe que l’eau de l'Ocean, l’aŒtion Solaire qui attire chacune de fes parties, produira aufli dans la
raffe cotale une force plus où moins grande en même propor- tion: par conséquent la vitefle& l'élévation des deux Fluides devront être les mêmes. Aiaft une colomne d'air homogene, d’une denfité égale à celui que nous refpirons, s’éléveroit à hauteur de 60 pieds,& fa hauteur varieroit de 120 pieds en un jour, favoir Go pieds en montant,& 6o en defcendant. Or le Mercure étant environ onze mille fois plus pefant que l'air d'ici bas, une différence de 120 pieds dans la hau- teur de lAtmofphere ne doit faire varier le Barometre
que d'environ 2. lignes. C’eft à peu près la quantité dont
on trouve quil doit hauffer chaque jour fous l'Équateur, dans la fuppoñition que le vent d'Eft y fafle 8 pieds par feconde. Mais comme il y a une infinité de caufes acci- dentelles qui font fouvent haufler& baifler le Barometre de beaucoup plus de deux lignes en un jour, il n’eft pas furprenant que les balancemens qui peuvent y être excités par l'aétion du Soleil& de la Lune, ne foient pas faciles à diftinguer: j'exhorte pourtant les Obfervateurs à s'y ren- dre attentifs.
Il me femble que le Leéteur doit avoir maintenant une idée générale de mon travail fur la queftion proposée par l'Académie de Berlin. Si ce travail laifle encore dans la Théorie des vents de l’obfcurité&de l'incertitude, c’eft au
moins avoir fait quelques progrès dans cette jee QhE | avoir


