= +}
er un
LNT ODUCTIO N. XXI.
Il me refte à dire un mot de l'influence que le refort de l'air peut avoir fur les vents. Comme les différentes couches de l’Atmofphere font capables de dilatation& de compreflions &que l’aëtion Solaire doit néceflairement en élever certaines parties, tandis que d’autres s’abbaiflenr, il eft certain que Les différents points d’une même couche feront inégalement pres- fés,& que cette couche ne confervera pas exattement la même denfité ni le même reflort dans toutes fes parties, Mais quand on vient à déterminer la différence des preflions fur les points d’une même couche; on trouve cette diflérence fi petite, que l'effet qui en réfulte, doit être très-peu confidérable. left donc permis dans toute cette recherche de regarder chacune des couches de l'air, comme non élaftique& d’une denfité invaria- ble. Aufi les obfervations du Barometre nous font- elles connoître, que le poids des différentes colomnes de l’Atmo. fphere eft fort peu altéré par l’aétion du Soleil& de la Lune.
On demandera fans doute, pourquoi cette aétion qui éléve fi fort les eaux de l'Ocean, ne produit pas une affez grande variation däns le poids de l'air, pour qu’on s’en apper- çoive très-facilement fur le Barometre? Nous pourrions en donner plufieurs raifons; mais la feule différence entre la denfité de l'air& celle de l'eau, fournit une explication très- {enfible de ce Phenomene, Suppofons! que l’eau s’éléve en pleine Mer à la hauteur de 60 pieds: qu'on mette à la place de l'eau, quelque autre Fluide que ce foit, il eft certain qu'il devra s'élever à une hauteur à peu près femblable; car fi
JC C3 ce


