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profondeur de la Mer aflez petite par rapport au rayon de la Terre, quoique toujours très canfidérable par rapport à celle des plus grands Fleuves.|
Je ne dois pas omettre ici une obfervation effentielle. Il peut y avoir des cas ou le Fluide s’abbaiffe fous lAftre qui l'attire, au lieu de s'élever; on rendra aisément raifon de ce paradoxe, fi on confidére, que le Fluide, étant une fois mis en mouvement, s'éléve, non-feulement par l'aétion de l'Aftre, mais encore par la force d'inertie& par l’aétion mutuelle de fes parties.: Or la combinaifon des ces forces peut être telle, que le Fluide au lieu de s'élever fous l’Aftre même, s'éléve à oo dégrés delà,& par conséquent s’abbaifle audeflous de l'Aftre.
À cette obfervation, jen joindrai une feconde qui n’eft pas moins importante. Si la Terre étoit entiérement inondée par les eaux de l’Ocean, ces eaux pourroient aufli-bien que l'air, former fous l'Equateur un courant perpétuel,& ce cou- rant feroit vers l'Eft ou vers l'Oueft, felon que la profondeur de la Mer feroit plus ou moins grande.* Je fai que proche des côtes un tel mouvement doit néceflairement être détruit & fe changer en un mouvement d’oscillation: mais je laiffe au Letteur à juger, fi les courans les plus remarquables, für-tout ceux quon obfèrve en pleine Mer, ne pourroient pas être attribués, au moins en partie, à l’a@tion du Soleil& de la Lu- ne,& à la différente hauteur des eaux;& fi les oscillations de la pleine Mer dans le fens horizontal ne feroient pas l'effet de
plufieurs courans contraires, Il me
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