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Reflexions sur la cause générale des vents : Pièce qui a remporté le prix proposé par l'Académie Roy de Prusse pour l'annee 1746 / par d' Alembert [...]
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xx_ÉNCTIRO D D CTTONN.

profondeur de la Mer aflez petite par rapport au rayon de la Terre, quoique toujours très canfidérable par rapport à celle des plus grands Fleuves.|

Je ne dois pas omettre ici une obfervation effentielle. Il peut y avoir des cas ou le Fluide sabbaiffe fous lAftre qui l'attire, au lieu de s'élever; on rendra aisément raifon de ce paradoxe, fi on confidére, que le Fluide, étant une fois mis en mouvement, s'éléve, non-feulement par l'aétion de l'Aftre, mais encore par la force d'inertie& par laétion mutuelle de fes parties.: Or la combinaifon des ces forces peut être telle, que le Fluide au lieu de s'élever fous lAftre même, s'éléve à oo dégrés delà,& par conséquent sabbaifle audeflous de l'Aftre.

À cette obfervation, jen joindrai une feconde qui neft pas moins importante. Si la Terre étoit entiérement inondée par les eaux de lOcean, ces eaux pourroient aufli-bien que l'air, former fous l'Equateur un courant perpétuel,& ce cou- rant feroit vers l'Eft ou vers l'Oueft, felon que la profondeur de la Mer feroit plus ou moins grande.* Je fai que proche des côtes un tel mouvement doit néceflairement être détruit & fe changer en un mouvement doscillation: mais je laiffe au Letteur à juger, fi les courans les plus remarquables, für-tout ceux quon obfèrve en pleine Mer, ne pourroient pas être attribués, au moins en partie, à la@tion du Soleil& de la Lu- ne,& à la différente hauteur des eaux;& fi les oscillations de la pleine Mer dans le fens horizontal ne feroient pas l'effet de

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