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qu'il y a entre l'aétion de ces Aftres fur le centre de Ia Terre,& leur aétion fur le Fluide tant fupérieur qu'inféri- eur; c’eft cette diflérence que ÿ'appellerai dans toute Îa fuite de ce difcours, ation So/aire où ZLunaire. M. Newron nous a appris à calculer chacune de ces deux forces,&r à les comparer avec la pefanteur. Il a démontré par la Théo- rie des forces centrifuges,& par la comparaifon entre le mouvement annuel de la Terre& fon mouvement diurne, que l’ation Solaire étoit à la pefanteur, environ comme t à 1286812000: à l'égard de l'attion Lunuire, il ne l’a pas auffi exaétement déterminée, parce qu’elle dépend de la malle de la Lune, qui n’eft pas encore füfhifamment con- nue; cependant, fondé fur quelques obfervations des ma: rées, il fappofe l'attion Lunaire environ quadruple de celle du Soleil. Si on peut efperer de la connoïître plus parfai- tement, c'eft fans doute en perfettionnant la Théorie du mouvement de la Lune;& je crois qu'il ne fera pas im- poflible de parvenir à cette découverte par une méthode fort fimple,pourvû que les obfervations qui ferviront d’élé. mens foient aflez exattes. Mais ce n'eft pas ici le lieu de
m'étendre là-deflus(*) (2 Quoiqu'il
(*) Voici en peu de mots l'idée de cette méthode, Pour trouver l'orbite ap- parente que Ja Lune décrit autour de la Terre, il faut non-feulement avoir égard
. à lation de la Terre& du Soleil fur la Lune, il faut encore faire attention à l’ac-
tion de la Lune fur la Terre; ou, ce qui revient au même, il faut fuppofer que la Lune, outre l’aftion que le Soleil exerce fur elle, foit encore tirée vers le centre de la Terre par une mafle égale à celles de la Terre& de la Lune, prifes enfemble, Donc connoiffant par ex. Ja diftance de la Lune apogée ou perigée,& fa vitefle, on pourra facilement exprimer la révolution périodique de la Lune par une formule ana-


