x. FAST. R O D D'CT LOS.
opposés qui font dans la ligne par où pale le Soleil ou la Lune; toutes fes parties accourront, fi on peut s'exprimer ainfi pour s'approcher de ces points, avec d'autant plus de vitcfle qu’elles en feront plus proches. Transformons maintenant le Fluide, dont il s’agit, en notre Atmofphere; il eft évident que ce Flux ou ce tranfport de fes parties pro- duira ce que nous appellons de vers.
On peut expliquer par-là, pour le dire en pañant,com- ment l'élévation& l'abbaiflement des eaux de la Mer fe fait aux mêmes inftans dans les points oppofés d’un même Méridien, Quoique ce Phenomene foit une conféquence néceflaire du fyftème de M. Newror,& que ce grand Geo- métre l’ait même expreffément remarqué, cependant les Cartéfiens foutiennent depuis un demi-fiécle, que fi lattra. &ion produifoit le Flux& Reflux, les eaux de lOcean, lorsqu'elles s’élévent dans notre Hémifphere, devroient s’abbaifler dans l'Hémifphere oppofé. La preuve fimple & facile que je viens de donner du contraire, fans figure & fans calcul, anéantira peut-être enfin pour toujours une objettion aufli frivole, qui eft pourtant une des principales de cette Sete contre la Théorie de la gravitation univer- felie.
Les mouvemens de l'air& de l’Ocean, au moins ceux qui nous font fenfbles, ne proviennent donc point de l'a-
£tion totale du Soleil& de la Lune, mais de la différence
« qu'il


