VL. INTRO D-UECT TON:
tems: ainfi ladhérence& le frottement mutuel de toutes les couches obligeroit fort promptement la Terre& fon Athmofphere, à faire leur révolution en tems égal autour du même axe, comme fi-elles ne compofoient qu’un feul corps folide.(*);
D'autres Auteurs ont attribué les vents à la chaleur que
le Soleil produit dans l’'Atmofphere. Selon ces Auteurs,
la mafle d’air qui eft à Orient par rapport au Soleil,& que cet Âftre a échauflée en pañlant par-deflus, doit avoir plus de chaleur que la mafle d’air Occidentale fur laquelle le Soleil n'a point encore paflé: elle doit donc, en fe dilatant, pous- fer vers l'Occident Fair qui la précéde,& produire par ce moyen un vent continuel d'Orient en Occident fous la Zône torride. J'avoue que la différente chaleur que le Soleil ré- pand dans les parties de l'Atmofphere, doit y exciter des mouvemens: je veux bien même accorder quil en réfulte un vent général qui foufile toujours dans le même fens, quoique la preuve qu'on en donne ne me paroifle pas af {ez évidente pour porter dans lefprit une lumiere parfaite. Mais fi on fe propofe de déterminer la vitefle de ce vent général,& fa direétion dans chaque endroit de la Terre, on verra facilement qu'un pareil Problème ne peut être réfolu par un calcul exaét»: Or les principes nécefires pour ce calcul nous manquent entiérement, puisque nous ignorons,& la loi fuivant laquelle la chaleur agit,& la di-
latation
No ee D cft démontrée plus au long dans mon Traité des Fluides, ATLe 270.= 2 DIRE JT
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