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fa quantité précife de cette force, c’eft à M. Memros que nous en devons la découverte. Ce grand Philofophe après avoir démontré que toutes les Planetes péfent vers le Soleil,& que la Lune péfe vers la Terre, a fait voir d'une maniere invin- cible, que la gravitation de ces corps ne pouvoit être attribuée à l'impuifion d'aucun Fluide: d'où il a conclu qu’elle étoit réci- proque(*), c’eft-à-dire, que non-feulement le Soleil tendoit vers la Terre, mais encore, que la Ferre& toutes fes parties rendoient à la fois vers le Soleil& la Lune. Or comme ces deux Aftres changent continuellement de fituation par rapport aux diflérens points de la Terre, il n’eft pas difücile de con: cevoir que l'Air& la Mer dont ils’attirent les particules, doi- vent être dans un mouvement continuel.
La plüpart des Phyliciens n'ayant point penfé à cette caufe générale des vents, en ont imaginé d'autres. Les, uns ont prétendu que l'air qui fe meurt avec la Terre d'Oc- cident en Orient, devoit fous l'Equateur tourner moins vite que la Terre;& c’eft par-là qu'ils ont expliqué le vent d’'Ef continuel qui fouffle entre les Tropiques. Mais cette hy- pothefe eft fans aucun fondement: car fi la Verre fe mou- voit plus vice que la couche d'air qui lui eft contiouë, le frottement continuel de cette couche contre la furface du globe, rendroit bien-tôt fa vitefle égale à celle de la Terre: par la même raifon, la couche voifine de celle-ci en feroit entraînée,& forcée à achever auffi fa rotation dans le même
\/ Jk:3 tems:
(#) Voyez les Principes Mathématiques,


