Druckschrift 
Leich-Rede Vnd Ehren-Gedächtnüß, Bey ansehnlicher, Volckreicher Leich-Bestattung Der weyland Edlen, viel Ehr- vnd Tugendsamen Annen Christinen Linckerinn, gebornen Speyrmännin, Des Edlen vnd Hochgelahrten Herrn Conrad Dieterich Linckers, Medicinæ Doctoris vnnd Professoris, auch Furstl. Hessen: Casselischen Hoff-Medici, Haußfrauen Sel. : Als derselben verblichener Leichnam am 18. Tag Febr. des 1658. Jahrs zu Marpurg Christlich vnd ehrlich begraben vnd beygesetzet worden / Gehalten, vnd auff Begehren zum Druck verfertiget Durch Hieronymum Wetzelium, Ordinari-Predigern der Reformirten Gemeinde daselbst, [Sebastianus Curtius, Isumpt Harringa, Reinhardus Schefferus, Ludwig Wilhelm von Wallenstein, Eddo Wilhelm Harringa, Wilhelm von Weihe, Jost Herman Sinold genand Schütz, Samuel Bourdon, Conradus Theodorus Lincker]
Entstehung
Einzelbild herunterladen

²,

kib

ex. Saman an. 4

1nQ

Cat la vie faiſoit a la mort reſiſtence, Mais par ce que c eſtoit dugrand Dieu ł ordonnence, Et qu il faut par raiſon que la divinitẽ Mit tousjours le deſſus deſſus Phumanitè, Elle mourut enfin, mais fa mort fut ſuivie En depit de la mort d une plus belle vie, Car elle vit haut ſans craindre le treſpas, Ft avant que mourir elle ne vivoit pas; Ele mourut en fin, mais ce fut pour revivre, Car ſa mort ne voulut le commun chemin ſuivre; En fin I on vit, Helas! cette beautẽ perir, Qui devoit tousjours vivre& non jamais mourir. Hclas! que de douleurs, ſaiſirent le courage De ceux qui virent lors camper fur ſon viſage La mort: j avois bien creũ que tout faut prendre fin, Ft que nous ne vivons, que pour mourir en ſin, Mais je ne pouvois point loger en ma memoire, Ny ne le croyois point, ny ne le de vois eroire,

u'un Soleil ſi luiſant, tant adorẽ de tous Alãſt deſſous la tombe& mourut comme nous: Maintenant je le croy, depuis que ÿay veũ morte Celle qui fait qu an coeur tant de regret on porte; Maintenant)je le croy& voudrois de bon coeur Que la Ciel w eůſt versẽ ſur elle ſarigueur: Jamais mort de mortels ne donna tant d alarmes, Jamais mort de nos yeux netira tantde larmes, Jamais mort ne nous fit ſentin tant de douleur, O deſaſtre cruel, n eſt ce pas un malheur, Qu' il faut que ce beau corps, qui ſervit de lumiere, Ne ſoit dans le tombeau maintenant que pouſſiere?

Nm Traur⸗ 3