Vdta animo deVota meo quhd vVita tua olim Inq oculò ing ore meo non morina viver, Sedtibidewinctum ætern cunjunget amure.
III.
TOMBEAl.
Out ee que la nature avoit creẽ de beau, Par larigueur du tempsg giſt deſtous ce tombheau; Cetilluſtre abregè de tant de belles choſes, Cemeslange confus& de lis& de roſes, Ce cœur que nul malheur na oncques abatu, Ce cœur qui triompha tousjours par ſavertu, La Reine des vertus, la merveille du monde, La beautẽ qui tousjours a eſtẽ ſans ſegonde, Qui cachoit plus d attraits& de feux dans fes yeux, Qu on ne voit de flambeaux la nuictdedans les Cieux, Quiconque la voioit, admiroit ſa beautẽ, Leſtimant en ce monde une Nivinitẽ, Qui ne la veů jamais narien veñ c admitable, Qui la veüe, jamais n'en verra de femblable; Elle fut en vivant des Dames łornement, La perle, le threſor, merveille de fon temps, En elle la nature monſtra fapuiſſanee, File füt tout a fait parfaite en excellence, Aimẽe d' vn chacun, reſpecteẽ du fort Ft meſine dej ingrate& furieuſe mort, ui fut tout un long temps ſans ofer entreptendre De luy fairer eprit& la parole rendre, A la fin hazardeuſe elle franchit le ſaut, Raviſſant fon eſprit non du premier aſſaut,


