die romantische Bewegung heraufführen halfen, ist es nicht immer möglich, eine deutliche Grenze zu ziehen zwischen freier Übersetzung und freierer Nachdichtung. Schillers Einfluß ist besonders wirksam, sein Name dient als Kampfruf und Kriegsgeschrei, solange die Romantiker noch in bitterer Fehde liegen mit den Vertretern des Klassizismus, also vor dem Jahre 1830.„Si le théatre de Schiller n'avait pu étre invoqué à l'appui des théories roman- tiques... s'il n'avait pas été un argument et une arme, il est probable qu'on y eùt prèté beaucoup moins d'attention.([Rossel, Histoire des relations littéraires entre la France et l'Allemagne, Paris, 1897, S. 146.)
Unter den französischen Schriftstellern, die die Blüte des deutschen Schrifttums miter- lebten, nimmt Louis-Séêébastien Mercier (1740— 1814) eine hervorragende Stelle ein, obwohl sein Name heute kaum noch genannt wird. Mercier erfreute sich bei seinen deut- schen Zeitgenossen eines so großen Ruhms, daß seine Landsleute über den Geschmack jenseits des Rheins vielsagend die Köpfe schüttelten; für sie war er ein Schriftsteller dritten Ranges, und es machte ihnen Ver- gnügen, über seine gloire tudesque allerhand bissige Bemerkungen in Umlauf zu setzen. Am meisten verübelten sie ihm sein literarisches Weltbürgertum, zu dem er sich mutig bekannte: Heureux qui connait le cosmopolitisme litté- raire! Ilse jette dans les grandes compositions de Shakespeare et de Schiller; Racine lui donne du plaisir et Shakespeare du ravisse- ment.(Jeanne d'Arc, Préface, p. VIII.)
Mercier war nun einer der ersten, die dem deutschen Einfluß in Frankreich Geltung verschafften, wenn ihm auch von allen. Seiten Spott und Verachtung zu teil wurde.(Vergl. darüber den sehr lesenswerten Aufsatz von Oskar Zollinger: L.-S. Mercier’s Bezie- hungen zur deutschen Literatur, in der Zeit- schrift für französ. Sprache und Literatur,
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S. 87— 121.) Im Herbst 1787 war er nach Mannheim gekommen und richtet von dort einen höchst interessanten Brief an das Jour- nal de Paris; er steht noch ganz unter dem Eindruck einer Aufführung der Räuber, der er beigewohnt hat. Der Brief ist eine Art Glaubensbekenntnis:
„Je ne sais pas un mot d'allemand, et j'ai assisté à la comédie allemande... L'habitude du théatre et quelques voisins charitables m'ont donc mis à portée de jouir de la représen- tation des pièces allemandes, sans en savoir la langue. Quel contraste avec le Théatre Français! lci l'on se trouve bien d'avoir rejeté les règles si chères à notre nation; l'action en est plus grande, plus variée, plus frappante, et j'ose le dire, plus naturelle... c'est ici que l'on joue Shakespeare tout pur, traduit littéralement; il plait à la nation alle- mande autant qu'aux Anglais; tandisque nos tragédies paraissent froides et d'une action trop peu marquée... Mais de la multitude de pièces allemandes qui se jouent, la plus extraordinaire à mon gré est celle qui a pour titre„die Räuber“, par Schiller. On l'avait donnée à ma priere: la représentation, coupée en sept actes, dure quatre heures, et ne parait pas trop longue. Les scenes, les plus pathétiques, les plus terribles, les plus tendres sont liées l'une à l'autre. Les applaudisse- ments sont rares, mais le silence est attentif et profond. On est éêmu à chaque scene; car on assiste à une action qui approche de l'effrayante vérité...
Si dans l'avenir le théàtre le plus vrai, le plus fertile en impressions doit l'emporter et obtenir une préférence générale, ne peut-on pas croire que nos petites conventions théà- trales disparaitront peu à peu et feront place à la manieèere grande, simple, naturelle, qui vivifie le théàtre de nos voisins?...“(Zol- linger, a. a. O. p. 115 f.)
Von dem Besuch Merciers in Mannheim
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