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Heinrichs tödtliche Verwundung durch die Lanze des Grafen von Montgomery ¹) in dem Turnier, welches zu Ehren der Doppelhochzeit der Prinzessin Elisabeth, der Tochter Heinrichs, mit Philipp II. von Spanien, und der Prinzessin Margarete, der Schwester Heinrichs, mit Philibert Emanuel von Savoyen gefeiert wurde, in dem 35. Quatrain der ersten Centurie seiner Prophezeiungen(Lyon 1555 in 8vo) voraus. Heinrich II. starb elf Tage nach seiner Verwundung. Das Orakel lautet:
»Le Lion jeune le vieux surmontera En champ bellique par singulier duel, Daus cage d'or les yeux lui crevera, Deux playes une, puis mourir: mort cruelle!«
Der ernste Hugenottenheld, François de la Noue, mit dem Beinamen Bras-de-fer, weil er bei der Einnahme von Fontenai ein ähnliches Schicksal wie Götz von Berlichingen vor Landshut hatte und seinen Verlust in ühnlicher Weise ersetzte ²), bezeugt, wiewohl mißzbilligend, den außerordentlichen Bei- fall, welchen der Amadis unter Heinrich II. fand ³). Die vier ersten Bände und namentlich die an Wort weit geringeren Fortsetzungen wurden von dem katholischen Adel verschlungen, während sie bei den Hugenotten als frivole Bücher verpönt waren. Auch verbot sie der Magistrat von Genf als eine für Christen unpassende, ja gefährliche Lektüre.
Unter den Söhnen und Thronfolgern Heinrichs II. muß vorzüglich Heinrich III. als Verehrer der Amadisromane genannt werden 4). Diesem bizarren Herrscher erst Polens, dann Frankreichs, und namentlich seinem luxuriösen Hofe wird in der Folge noch eine ausführliche Darstellung gewidmet
¹) Ibid. p. 39.»La male fortune fut que sur le soir le tournoy quasi finy, il voulut encore rompre une lance,& pour ce manda au Comte de Montgomery qu'il comparust& se mist en lice, il le refusa tout à plat& y trouva toutes les excuses qu'il y put, mais le Roy fasché de ses responses luy manda absolument qu'il le vouloit, la Reyne luy manda& pria par deux fois qu'il ne courust plus pour l'amour q'elle& que c'estoit assez, rien pour cela, mais luy manda qu'il ne couroit que cette lance pour pamour d'elle, elle prie Monsieur de Savoie de l'en prier pour elle et qu'il luy fist ce plaisir de quitter tout ce qu'il avoit si bien fait qu'il n'estoit possible de faire mieux& qu'il vinst trouver les Dames, rien moins encore.
Et pour ce l'autre ayant comparu en lice, le Roy courut, ou fust que le malheur du General le voulust ainsi, ou son destin l'y poussant, il fut atteint du contre-coup par la teste dans l'œil, où luy demeura un grand esclat de la lance*), dont aussi-tost il chancela sur la lice,& aussi-tost fut relevé de ses Escuyers qui estoient là& Monsieur de Montmorency qui servoit là d'un des Mareschaux de camp vint à luy, qui le trouva fort blessé, toutesfois il ne perdit cœur& ne s'estonna point& dit que ce mwestoit rien,& soudain pardonna audit Comte de Montgomery.«
Ibid. p. 51.»Or le Roy ne fust pas plustost blessé, pensé& retiré dans sa chambre, que Monsieur le Connestable se souvenant de cette prophetie, appella Monsieur de l'Aubespine& luy donna charge de l'aller querir, ce qu'il fit,& aussi tost qu'il'eust veué& leué les larmes luy furent aux yeux. Ahl dit-il, voilà le combat& duel singulier ouù il devoit mourir, cela est fait, il est mort: il n'estoit pas possible au devin de mieux& plus à clair parler que cela, encore que de leur naturel ou par linspiration de leur esprit familier ils sont toujours ambigues& douteux, mais là il parla fort ouvertement. Que maudit soit le devin qui prophetisa si au vray & si mal.«
2) Gôtz von Berlichingen verlor die rechte Hand, François de la Noue den linken Arm.
³)»De tout temps il y a eu des hommes diligents à descrire et mettre en lumière de choses vaines.— Les vieux romans dont nous voions encore des fragments, à sçavoir de Lancelot du Lac, de Perceforest, de Tristan, de Giron le Courtois et autres, font foi de ceste vanité antique. On s'en est rebu pespace de plus de cind cents ans; jusques à ce que nostre langage estant devenu plus orné, et nos esprits plus frétillans, il a fallu inventer quelque nouveauté pour les esgayer. Voilà comment les livres d'Am adis sont venus en évidence parmi nous en ce dernier siècle. Mais, pour en parler au vray, l'Espagne les a engendrez, et la France les a. seulement revestus de plus beaux habillements; sous le règne du roi Henri II., ils ont eu leur principale vogue; et croy que si quelqu'un les eust voulu alors blasmer, on luy eust craché au visage, d'autant qu'ils servoient de pédagogues, de jouet et d'entretien à beaucoup de personnes.«(Discours politiques et militaires, VI.) Baret, p. 169. Auch Brantème war kein Gönner des Amadis, aber nicht aus sittlichen Gründen.
⁴)»El Amadis en frances era tan estimado en Francia, que a penas habia familia, donde no se hallasse un exemplar, por que se creia que sin él no se podia hablar ni escribir con perfection la lengua; y Enrique III le apreciaba tanto, que le tenia colocado en su libreria, entre las obras de Aristoteles y Platon.«(Pellicer, Noten zum Don Quijote. Vergl. Baret, p. 171 u. 172).
*)„Mont-Gommeri rompit en la visiere si rudement flae la morne descrocha de la haute piece; la visiere levée en haut,
le contre-coup donna en l'œil.“(T 6odore-Agrippa d'Aubigné, Histoire universelle I., 85).— Morne, sorte d'anneau, dit àussi
frette, qu'on mettait au bout de la lance. On disait lance morne pour une lance garnie de panneau qui la rendait inoffendive.
La lance morne était ainsi appelée parce qu'elle semblait morne, trizre, dar opposition à la lance émoulue dont le fer était bril- ).
lant. Puis le nom de la lance passa à l'anneau qui fut dit morne.(Littr.


