Aufsatz 
Sur le Misanthrope de Molière. Analyse et observations critiques
Entstehung
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son art de se bien mettre et enfin de la faveur dont il jouit auprès du beau sexe et auprès du prince. Il termine cette longue liste avec les mots:

Je crois qu'avec cela, mon cher marquis, je crois

Qu''on peut, par tout pays, éêtre content de soi.

Clitandre ne contredit pas son ami, mais il lui demande, pourquoi, trouvant ailleurs si facilement des conquéêtes, il pousse des soupirs inutiles auprès de Célimène.

Moi? rèpond AcasteParbleu! je ne suis pas de taille ni d'humeur. A pouvoir d'une belle essuyer la froideur.

Il ne croit pas possible que Célimène puisse refuser un homme de tant de mérites, et il s'offense de ce que Clitandre ose lui disputer le cœur de Célimène. Enfin les deux marquis conviennent que celui qui pourra donner une marque certaine d'ètre préféèré par Célimène, doit emporter sur Pautre. Célimène entre dans ce moment, et tout porte à croire que le différend sera vidé aussitôt; mais à peine les deux marquis ont-ils fait entrevoir leur dessein, que Basque, domestique de Célimène, vient annoncer la visite d'Arsinoé. Les quelques instants qui s'écoulent jusqu' à Pentrée d'Arsinoé suffisent à Célimène pour- peindre son amie. C'est une femme qui, n'ayant pas réussi à attacher un amant, cache sa mauvaise humeur sous le toile de la pruderie. Néanmoins, au fond de son ccur, elle est encore du monde, et elle ne cesse pas de chercher à faire une conquòte. Aussi est-elle jalouse de Célimène qui est tant recherchée, mais ce qui blesse surtout son ccœur, c'est de la voir aimée par Alceste, dont elle est éprise elle-mêème. Célimène est encore en plein train de se moquer d Arsinoé, lorsque celle-ci entre dans le salon. Et voilà que Célimène change subitement de ton et salue Arsinoé avec affabilité.

Ah dit-elle,quel heureux sort en ce lieu vous amène?

Madame, sans mentir, j'étais de vous en peine. Ahl mon Dieu! que je suis contente de vous voir!

Clitandre et Acaste, tout en riant de cette nature de caméléon, sortent pour laisser le champ libre aux deux dames. Arsinoé va droit au but. Elle est venue pour avertir Célimène, sous le masque d'amitié, des bruits fächeux qui courent la ville sur son compte, et lui rapporte qu'on se scandalise partout de sa galanterie et du grand nombre de ses amants. Vous pouvez bien penser, ajoute-t-elle, que j'ai pris votre parti contre de telles imputations; mais votre manière de vivre, qui s'étale aux yeux de tous, ne fait que trop confirmer tous ces bruits qu'on répand contre vous. Ces paroles ne déconcertent nullement Celimène, qui rend à son amie la monnaie de sa pièce. Elle lui raconte ce que les gens de bien trouvent à redire dans sa propre conduite, et li fait un tableau de la vie des feintes prudes, dont les couleurs sont aussi fortes que celles que la prude avait employées pour lui représenter la vie des coquettes. Lautre jour, lui dit-elle, quelques gens d'un très- rare mérite dirent sur votre compte:

A quoi bon... cette mine modeste, Et ce sage dehors que dément tout le reste?