Aufsatz 
Observations sur les enfants d'Édouard de Delavigne et sur les rapports de cette tragédie au Richard III de Shakspeare / von dem Gymnasiallehrer Dr. Müller
Entstehung
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infäme que le docteur Shaw faisait dans l'éeglise St. Paul. Cette imputation du due de Glocester cousistait a prétendre que, neuf mois avant la naissance d'Edouard IV, le due Richard d'Vork n'avait point été à Londres, mais en France, et par conséquent qu'il ne pouvait pas être le peère de cet Edouard. Or celui-ci naquit au mois de septembre en 1442; il faudrait donc prouver que Richard eüt été en France vers la fin de l'an 1441. Assurément le due d Vork s'y était rendu comme régent, aussitét apres la mort du comte de Warwick, c'est-à-dire après l'avril de l'an 1439, et pendant que Charles VII faisait la guerre aux Anglais, il y resta au moins jasqu'au printemps de l'an 1441. Mais on ne saurait guère définir précisément quand il est retlourné en Angleterre. Aussi eut-on certainemeat disputé la légitimité à Edouard IV, des sa naissance, si son prétendu pere avait été en vérité continuellement en France, depuis 1439 jusqu'à 1442. Quoi qu'il en soit, c'est vraiment une détestable effronterie de la part de Glocester, d'attaquer du vivant et en présence de sa mère(cela se fait du moins dans Shakspeare) la légitimité d'Edouard IV. Mais, pour wavoir rien à craindre du eôté des enfants de Clarence, il va encore plus loin, en altaquant aussi la legi- timité de celai-ci.

Dans la peinture des denx princes, sur le caractère desquels l'histoire se tait eutièrement, notre poète était presque obligè de ue suivre que Shakspeare. Edouacd, l'aine des deux fils, parait dans notre pièce comme un gargon de treize ans, ce qui s'accorde parfaitement avec Phistoire, puisqu'il était le premier octobre en 1470 daas l'église de Westminster. C'est Ia que sa mere s'était réfugièe, aprèes que Clarence et Warwick furent revenus de France, aſin de remettre Henri VI sur le tréue: circonstance dont Elisabeth elle-méème fait mention. 4) Etant d'une constitation un pen délicate et faible, le jeune prince avait été malade pendant son séjour à Radnor(ou à Ludlow) et bien qu'il arrive à Loudres sain et sauf, on voit cependant que le voyage et les cris de joie avec lesquels le peuple l'avait recu à son entrée dans Londres, l'ont beaucoup épuisé; que de grandes fatigues ont aſfaibli son corps; que son imagination est fort sensible et que tout l'ément aisément. Du reste, il est naturellement circonspeet, ingénu, réfléchi et plein d'amour pour sa mere, son frère et son onele Rivers. Encore a-t-il grande envie d'abandonner les amuseinents puérils, de prendre en main les rènes du gouvernement et de porter le sceptre avec force. II dit p. e. que la première chose qu'il veut faire, c'est de découvrir et de punir l'assassin de Clarence, ce dont Glocester le dissnade avec d'autant plus de sujet, qu'il eraint que cette pensée ne ſasse tort à sa santé souffrante. L'amonr fraternel d'Edouard se montre dans le plus beau jour au moment ²) ou Richard revient de l'abbaye avec sa mère; et son amour ſilial, aun moment ³) ou il venge affront que Glocester a fait à la reine,

en l'appelant veuve de lord Gray. Car quoiqu'il ne veuille pas disputer à Glocester les droits

1) Acte I, vers 656 660. 2) Acte II, Scène 8. 3) Acte II, vers 522