Aufsatz 
Observations sur les enfants d'Édouard de Delavigne et sur les rapports de cette tragédie au Richard III de Shakspeare / von dem Gymnasiallehrer Dr. Müller
Entstehung
Einzelbild herunterladen

8

la Tour, afin de jouir de la fraicheur du soir, le due de Glocester reproche¹) à Tyrrel d'avoir manqué le coup qulil devait porter à Buckingham. Tyrrel répond que sil avait seulement en le temps de s'adjoindre deux de sesbons amis, Dighton et Forrest, la chose eüt été sans doute mise en exécution. A peine Glocester a-t-il entendu cela qu'il se hate d'en profiter pour engager Tyrrel de nouveau à l'assassinat des denx princes. D'abord cette pensée fait frémir ²) d'horreur Tyrrel qui avait pris de la prédilection pour Richard: c'est pourquoi il lui propose ³) d'enfermer Edouard dans un couvent, et de permettre à lui- mèême d'emmener en France le jeune Richard. Glocester promet) de réfléchir sur cette proposition, tandis que Tyrrel se rend à un festin, ou il doit célébrer, avee quelques gens de sa trempe, la prochaine royauté de Richard III. Eorsque les princes sont revenus du balcon et que Glocester est sorti avee Tyrrel, il parait) la reine que Tyrrel, à la priere de Richard, a laissée entrer pour quelques moments. Elle ne dissimule pas à ses fils) que 'Angleterre a dejà un roi, mais qu'il reste encore un espoir pour eux: c'est que l'archevèque d Vork et Buckingham tacheront de forcer la Tour pour les délivrer; et à ce sujet elle leur demande*) sils n'en avaient encore recu aucun avis secret. Elle leur apprend ³) mème que Glocester en veut Aleurs jours et que pour eette raison, Edouard doit fléchir devant Glocester et le prier de Iui laisser sculement la vie. Mais l'un et l'autre déclarent qu'ils bréfèrent mourir que de fléchir devant l'usurpateur. Tyrrel, étant de retour, contraint?) la reine à quitter les enfants et à prendre congé d'eux. Alors Richard trouve*⁰⁹) la lettre due Buckingbam leur a envoyée, et comme Tyrrel leur a emporté la lumiere pour les obliger à se rendre au sommeil d'autant plus tôt, il la lit au clair de la lune. IIs voient par que Buckingham et l'archevèque d'Vork ont pris leurs mesures pour les délivrer de la Tour par force, le lendemain ou le surlendemain, et que le vieil air national¹*) du God save the Ring, qui, la veille de l'exéention de leur plan, retentira au soir sous les fenètres de la Tour, sera le signal de leur délivrance. A peine se sont-ils couchés que cet air se fait effec- tivement entendre;²) mais an méme instant Glocester entre avee Tyrrel, Dighton et Forrest, dans la chambre des princes, et ordonne malgré les gestes suppliants de Tyrrel, de porter le coup mortel.

Nous avons ern devoir détailler ici le contenn de ce dernier acte d'autant plas qu'il s'écarte essentiellement de l'histoire. Ft il fallait que le poète s'en écartaàt plus que dans les deux antres, parcequ'il voulait que la mort des princes fuͤt le dernier but de tonte Ja pièce; il fallait done qu'il

nous retracàt de plus vives couleurs ce séjour des princes pour nous y faire prendre plus d'intérèt;

1) Acte III, vers 172 ct suivs. 2) Acte III, vers 186. 3) Acte III, vers 223 229. 4) Acte III, vers

245. 5) Acte III, vers 319. 6) Acte III, vers 327. 337. 7) Acte III, vers 348. Les princes n'avaient pas encore trouvé le billet de Buckingham due l'archeveque d'York leur avait envoyé dans une bible. 8) Acte III, vers 373. 9) Acte III, vers 396. 10) Aacte III, vers 442. 11) Le poète lui-meme s'excuse de cet anachronisme.

dans la note à la fin de la piéece. 12) Acte III, vers 503