Aufsatz 
Observations sur les enfants d'Édouard de Delavigne et sur les rapports de cette tragédie au Richard III de Shakspeare / von dem Gymnasiallehrer Dr. Müller
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et à lever toute sorte de soupcon qu'elle pouvait avoir contre lui. Cet artiſice a tont le suecès qu'il en désire. Cependant il pousse encore plus loin sa supercherie, en communiquant*) à la reine non seulement les prétendues menées de la vieille noblesse, laquelle soupconne Rivers d'aspirer Jui-mème a la couronne, mais encore les bruits que l'on répand, à ce qu'il dit, ²) sur P'illégitimité du mariage d'Edouard IV avec lady Gray et sur celle des denx princes.(On sait pourtant que c'est Glocester lui-méme qui avait cherché à débiter de ces pruits.) Voilà ce qui indigne la reine et lui fait prendre la ferme résolution ²) de défendre à l'extrémité ses enfants contre de pareilles attaques. Quant à cette défense, Glocester lui promet mème son secours.

Le duc de Buckingham vient annoncer ¹) à Glocester qu'il a porté les bourgeois de Londres ale(Glocester) proclamer protecteur du royaume. Ce récit qui répugne à P'histoire, est, ce me semble, une conséquence nécessaire de ce que Delavigne fait à Buckingham jouer un rôle bien dil- férent de celui que lai donnent Shakspeare et les historiens. Cenx-ci nous disent que Glocester, déja le lendemain de son retour à Londres, a nommé protecteur par le parlement et que Du- ckingham a déterminé(le 24 juin) la bourgcoisie de Londres ä le proclamer roi; mais Delavigne ne parle que du titre de protecteur. Lorsque Glocester demande) si on vent peut-ètre l'avoir pour régent sous le titre de roi, Buckingham reeule et lui conseille de s'en désister, en disant) qu'il ne pourrait se frayer le chemin du trène que par le massacre des deux princes. Voila l'an des grands points ou Delavigne, à l'égard de Buckingham, s'écarte essentiellement de l'histoire. Ensuite, lorsque Glocester ne manque pas de lai témoigner le dépit qu'il ressent de ce que Buekingham ſait tout a moitié et qu'il s'arrète à mi-chemin, celui-ei commence*) a craindre pour lui-méme; il résout donc de ne rester ſidele an protecteur qu'en apparence et d'avertir en vérité la reine des manvaises intentions de Glocester. Pour cet effet, il fait le due d'York promettre) de ne pas aller A la Tour ou Edonaed doit étre accneilli. Celui-ci, fidele à cette promesse, se défend) d'y aller, a moins que son oncle ne lai fasse présent du cheval blanc qu'il Ini a promis. Faàché de ce refus, Glocester le mernace'°) de le conduire par force à la Tour; mais Riekard se met en defense, en tirant son poignard. Cette cireonstance le met à mème de remplir sa promesse: car sa meère, Pour le punir de cette insolence, lui impose¹*) de ne pas l'accompagner à la Tour quand elle y ira rece- voir le jenne roi. On juge aisémnent que nulle peine ne lui pouvait ètre plus agréable, de sorte qu'il croit ²) sa victoire déjâ remportèée et qu'il se met à triompher d'avoir sauvé la vie à son frerc.

C'est alors que Buchingham avertit) aussi la reine elle-mème du danger auquel elle expeserait

1) Acte I, vers 265 et suivs. 2) Acte I, vers 293 et suivs. 3) Acte I, vers 345 350. 4) Acte I, vers

371. 5) Acte I, vers 460. 461. 6) Acte I, vers 471 474. 503. 504. 7) Acte I, vers 519 527. 8) Acte I, vers 553. 554. 9) Acte I, vers 574. 10) Acte I, vers 589 et suivs. 11) Acte I, vers 597 et suivs. 12) Acte

I, vers 619 621. 13) Acte I, vers 632.

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