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habes, redde(IV. 4. 26). Apres avoir tàté partout et fouillé dans les poches de la Flèche, Har. pagon dit:„Allons rends-le-moi sans te fouiller.“ En renvoyant le domestique l'un dit: Juppiter te dique perdant; l'autre:„YVa-t'en à tous les diables;’ à quoi les domestiques réepliquent, l'un: haut male gratias agit; l'autre:„Me voilà bien congédié.“
Si toute la comédie de l'Avare est une preuve frappante qu'un auteur peut emprunter à un autre des idées, des situations, mèême tout le plan d'une pièce, sans toutefois cesser d'etre original, cela se montre dans un degré éminent surtout dans les scènes où les deux avares se lamentent sur le vol du trésor. C'est pourquoi j'ai jugé à propos de reproduire ces deux scènes en entier.
Euclio. Perii interii occidi! quo eurram? quo non curramè tene tene: quem quis? nescio, nil uideo: caecus eo atque equidem quo eam aut ubi sim aut qui sim, nequeo cum animo certum inuestigare, obsecro uos ego mi auxilio 8 oro obtestor, sitis et hominem demonstretis qui eam abstulerit. quid est? quid ridetis? noui omnis: scio fures esse hic conpluris qui vestitu et ereta occultant sese atque sedent quasi sint frugi. quid ais tu? tibi credere certumst: nam esse bonum e uoltu cognoseo. em, nemo habet horum. occidisti: dic igitur si quis habet, nescis? heu me miserum: misere perii: male perditus pessume ornatus eo: tantum gemiti et malae maestitiae hic dies mihi optulit, famem et pauperiem: perditissumus ego sum omnium senum in terra: nam quid mihi opust uita qui tantum auri perdidi, quod custodiui sedulo. egomet me defraudaui animumque meum geniumque meum: nunc alii laetificantur meo malo et damno: pati nequeo.
Harpagon. *(Criant au voleur des le jardin).
Au voleur! au voleur! à l'assassin! au meurtrier! Justice, juste ciel! Je suis perdu, je suis assassiné; on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce etre? Qu'est- il devenu? Ou est-il? Ou se cache-t-il? Que ſferai-je pour le trouver? Oú courir? Odâ ne pas courir? N'est il point laà? N'est-il point ici? Qui est-ce? Arrete,(A lui meme, se pre- nant par le bras). Rends-moi mon argent, coquin..... Ahl c'est moi..... Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, et ce que je fais. Hélas! mon pauvre argent, mon cher ami, on m'a privé de toi! et, puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie: tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde! Sant toi il m'est impos- sible de vivre. O'en est fait; je n'en puis plus, je me meurs, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent, ou en m'apprenant qui l'a pris? Hé! que dites-vous? Ce n'est personne. II faut que qui ce soit qui ait fait le coup, qu'avec beaucoup de soins on ait épié l'heure, et l'on a choisi justement le temps que je parlais à mon traitre de fils. Sortons. Je veux quérir la justice, et faire donner la question à toute


