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Euclio. Neque pol, Megadore, mihi neque quoiquam pauperi opinione melius res structast domi. Megadorus. Immo est et di faciant uti siet 2 plus plusque istuce sospitent quod nunc habes. Euclio. Illud mihi uerbum non placet„quod nunc habes.“ Tam hoc scit me habere quam egomet: anus fecit palam.
Euclion avertit Mégadore de n'aller pas se mettre en téte qu'il ait trouvé des trésors. Harpagon dit à ses enfants de ne pas s'imaginer qu'il ait dix mille écus chez lui; il se croit trahi par ses enfants, comme Fautre par son esclave.— Les deux avares ont l'habituade de ſaire des monologues, Euclion plus souvent que Harpagon; cela est fondé dans la nature de Pavarice, qui est non seulement égoiste, mais encore solitaire.— Un raffnement d'avarice que le poète latin attribue à. son avare, à l'occasion du corbeau qui a croassé à sa gauche, pour lui donner un avertissement(V. 6. 4)
Nimis hercle ege illum coruum ad me veniat velim qui indicium fecit, ut ego illic aliquid boni dicam— nam quod edit, tam duim quam perduim.
Molière semble avoir vonlu L'imiter, si la Flèche dit à Frosine(II. 5):„Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais: je vous donne, mas je vous prèͤte le bon jour.— La manière dont la Flèche entretient Frosine de la lésine de Harpagon(II. 5); et IHI. 5 où Harpagon veut apprendre de maitre Jacques ce qu'on dit de lui dans le monde, cela ne rappelle-t-il pas la scène de l'Aululaire où Strobile fait aux cuisiniers une description 'Euelion(II. 4. 18— 40)? Le vautour qui y a volé le manger d' Euclion, est le chat qui vole le gigot le mouton de Harpagon.— Les deux avares sont également indignés de la quantité de provisions. L'un dit:„tum obsonium autem pol uel legioni sat est;“ l'autre:„Voilà pour traiter une ville entière.“— L'avis que Harpagon donne(III. 1) à dame Claude, qu'il con- stitue pendant le souper an gouvernement des bouteilles:„S'il s'en écarte quelqu'une, et qu'il se casse quelque chose, je me prendrai à vous, et le rabattrai sur vos gages,“ est exprimé dans PAululaire II. 5. 42— 45 d'une manière analogue.— Cléante, ainsi que Mégadore, se félicite 4'épouser une fille sans dot; leurs raisons, il est vrai, sont différentes; l'un par générosité Pautre par des calculs d'intérèt, comme nous avons vu plus haut.— Si Frosine détaille(II. 6) la dot de Mariane, en énumérant toutes les dépenses que celle-ci ne fera point, c'est exprimer négativement ce que Mégadore dit d'nne manière positive du luxe et de l'extravagance d'une femme riche(III. 5).
La scene où Euclion chasse Strobile du temple(V. 4) ouù il vient d'enfouir son pot, est tellement imitée par Molière(1. 3) qu'on peut dire que ce n'est qu'une traduction libre. Avant de laisser partir l'esclave, Enclion l'oblige à lui montrer d'abord la main droite, puis la gauche, et comme il croit de la race de Géryon quiconque Jui est suspect, il demande aussi à voir sa troisièdme main. De mèême Harpagon, après à voir examiné les deux mains de la Flèche, demande aussi à voir„les autres.“ Euclion fait secouer son manteau à l'esclave pour savoir s'il n'a rien fourré dans ses habits; et ne trouvant rien, il lui dit: id meum quidquid


