Aufsatz 
Oedipe le Colonéen, tragédie en deux actes par Sophocle, traduite du grec en francais, précédée d'un discours sur la tragédie greque
Entstehung
Einzelbild herunterladen

m'accordez après ma mort ce que je vous demande, puisque je n'ai plus rien à at- tendre de vous durant ma vie; mais laissez-moi partir, adieu; vous ne devez plus me revoir!

Autigone. Que je suis malheureuse! Polgnice. Ne pleurez pas sur mon sort. . Antigone. Et qui pourrait retenir ses larmes, en te voyant courir à une mort évidente? Polynice. Je mourrai, s'il le faut. Antigone. Non, cède plutôt à ma prière. 7 Polynice. Epargne-toi des conseils inutiles. Auntigone. Quel malheur pour moi, si je te perds! Polynice.

Notre sort est entre les mains des Dieuæ. Je les conjure donc de ne jamais vous

donner le malheur en partage; car vous ne méritez pas de le subir. Le Choeur.

Voici que de nouveaux et affreux malheurs me sont attirés en ce moment, étranger aveugle, à moins que ce ne soit lui que le destin atteigne. Car les décrets de Dieu sont tous infaillibles. Le temps en est le perpétuel témoin, lui qui, tour-à-tour, nous renverse aujourd'hui pour nous relever demain.... O Jupiter, le ciel a retenti...

Oedipe. O mes enfants, mes enfants! plút au ciel que quelqu'un des habitans fit venir ici

le vertueux Thésée! Antigone.

Quelle raison, mon pere, te porte à le demander? Oedipe. La foudre ailée de Jupiter me conduira bientòt vers Pluton ¹); envoyez donc au plus tôt chercher le roi.

1) Pluton, fils de Saturne et de Rhéa, dieu des enfers. Les Grecs l'appelaient anciennement Atons. La nature de son empire inspirait une si grande aversion pour lui, qu'il ne pouvait trouver de femme, ce qui le détermina à enlever Proserpine, lorsqu'elle allait puiser de l'eau dans la fon- taine d'Aréthuse en Sicile. On le représente avec une couronne d'bene sur la tête, des clefs dans. sa main, et sur un char trainé par des chevaux noirs.