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défendre ou d'attaquer; comp. le terme allemand sich stellen: Karahues torne la teste dou- cheval, Tout entour lui rendent sa gent estal. Enf. Og. 1754. Cum hardi sengler estal livroient. 6271 ib. mot ne dist ne ne fist estal Tresqu'al braket. Percev. IV. 30, 142. Pur vostre amur ici prendrai estal Ch. R. 2139. quar il tint autresint estal come feit li lyons que li viautres volent apro- chier. Percev. I. 247. guerpir estal, abandonner une position: lor ont estal guerpi et place remuee. Alex. 117, 10. Forment requierent les roiaus Guerpir lur funt toz lur estaus. M. Brut. 1504; en estal, préêt à combattre: Nus remeindrum en estal en la place. Ch. R. 1108; a estal, en place, aussitôt: Cil saillent en la canbre, si s'arment a estal. A. M. 5956. verbe estaler, combattre: Car d'estaler sont molt engrant Tout ensamble petit et grant. Gilles Chin, 2726. Car forment li plaist d'estaler. ib. 4367. allem. moyen stal, stabulum; étale, écurie, dans le département du Doubs; étalon; angl. stallion; c'est l'equus ad stallum de la Loi visigothe, bas-allem. mâ. stale, equus admissarius; allem. moyen stallen, fr. es- taler, mettre à l'écurie: si conmenda son cheval a estaler. Percev. I, 256; destaler, décamper. ahal. stellan, collocare, ponere; gi-stellan, affigere; bas-allem. moyen — stelle, temo; stelpert, stelros, prorimus ad currus temonis furcam. Frisch II, 231°, dat stell- pert met suner treckreushap und den halven wagen, dar men dat pert in spannen kan. Grimm. Weist. III, 43. fr. esteler, asteler, atteler: Et li rois de Borgoigne fist ses homes garnir, Les chars fist esteller, ses mistrent el chemin Huidelon l'orguilleus et Danemont son fil. Gui. B. 50, 12. Et une litiere menoient— S'erent doi palefroi petit Atele deuant et deriers. Chev. as.II. es- pees. 1905. desteler: Destele de kerue l'as(Sc. le ceual), recreant, Et si uous en gaboient zccc. enfant. A. M. 4232. ahal. stamph, pilum; prov. estampir, résonner, bruire: del salteri faras detz cordaz estampir. Bartsch, Denkm. prov. lit. 95. subst. estampida; fr. estampie, d'où l'allem. màâ. stampenie et Pital. stampita, chanson dont le refrain, comme dans le stampelliedel bavarois, était accom- pagné d'un trépignement de pieds: Cil vieleur vielent lais, canconnetez et estampiez. Gilles Ch. 1147. Guis dou tabor au flahutel— leur fait ceste estampie: chivalala dori doreaus-chivalala dorie. R. P. III. 22, 50. Je ferai une estampie si jolie- balle un petit, je t'an proi. ib. II. 35, 21. Ouch sang er wol ze prise, schanzune, spaehe wise, refloit und stampenie. Trist. 2293. e doenen singen alle stampenien. apud Bartsch, D. Ldd. LXXX, 28. Men sprac daer sproken ende stampien; Dat hof was al vol melodien. Reinaert. 3507. Poichè alcuna stampita e una ballatetta o due furon cantate. Boccacio, Decamerone; V giornata. Proemietto. La répétition prolongée des refrains chantés par deux personnes en alternant a développé la signification de querelle du substantif provençal et celle de long discours ennuyeux du substantif italien. L'espagnol estampida et le portugais estampido, bruit du tonnerre, se rattachent également au primitif ancien haut- allemand; le provençal estampar, fr. estamper reproduisent le verbe stamphoôn, comminuere, tandis que le catalan estampir, caelare, représente stemphan, stamphjan, qui a la mèéme signification: Nous ne sommes pas keus pour estamper vos aus: Ains que vous en ayes avons plains les boyaus. Godefr. B. 7851. estamper dans l'acception de broyer s'est con- servé dans le patois normand. anglo-saxon, Stapol, truncus, pes, fulcrum, columna: hu thãä stän-bogan stapulam fäste éce eordh-reced innan heöldon, Bew. 2719. anc. saxon. neerl. bas-allem. moy. stapel. anc. fris. stapul, pes, fulcrum, cui sedes vel aliud quid innititur. Kil. C'est à cette acception du mot que se


