Aufsatz 
Die geschichtliche Entwicklung der französischen Sprache.
(Fortsetzung)
Entstehung
Einzelbild herunterladen

ahal.

néerl. sticke, acumen, cuspis, mucro; bas-allem. moyen sticke: spinter, sticke vel nalde. Diefenb. Gl. s. v., Dans le Heinaut stique signifie épée et estiquette éclat de bois pointu, champ. stiquer, empocher; comp. l'allem. einstecken; fr. estiquer, estequer, esticher, donner des coups d'épée: Plus de pie et demi la pointe i esticha. Doon. 5181. Tous les essent estikez, ocis e mal bailli. Chr. D. N. III. p. 577 v. 1179. il a le chastel veu Ou dou dart d'amours navre fu Si k'encore ou cuer l'en esteche De ce dart li fers o la fleche. Cléom. 4499. ahal. stoch, stoc; anglo-s-stoc, stocce; anc. nor. stockr. bas-allem. stock stipes, caudis, truncus: über stock und stein; fr. estoch, estoc, tronc, souche; longue épée qui ne servait qu'à percer.: sus un estoc s'estoit asis. R. du R. III, 19862. Icil ki estoit morz demis Et estordre s'en pooit vis, A un estoc curant venoit U a roche ki l'ocioit. M. Brut. 877. Estoc q'oneur et arbres de vaillance. Eust. Deschamps, poésies. p. 27. Et il firent en iaus et q'estoc et de talle. Godefr. B. 16852. Hardiement s'entrerequierent D'estoc lancent et a cop tierent. R. Nov. 5992. L'estoc ni la retreite n'i vont pas oubliant. Doon. 7276. Le picard étau désignant la méême chose que le bas-allem. moyen stock, c'est-à-dire arbre coupé à quelque distance de la terre; P'emploi du primitif stock pour muntestock,(munte aujourd'hui münze de moneta) m'autorisant à admettre qu'on l'ait également employé pour schraubstock, étau; enfin le français étau correspondant au lorrain eitauque, aitauque, tous ces termes ne semblent être qu'une altération phonétique d'estoc. Verbe estochier, estocier, frapper de P'estoc, frapper de pointe; ahal. stocchén, haerere, impedire; fr. estoquer, fermer, boucher, 6touffer; pic. étoquer, étouffer: Et Huon l'asally o lez enfans qu'il a: Ly uns lanchoit a lui ly aultrez P'estoqua. H. Cap. 3796. stingan, pungere, d' le subst. stanga, fustis, lequel a fourni au français stangue, tige d'ancre(terme de blason) et étangues, tenailles de forgeron, ainsi que le subst.-stung, punctum, anc. nor. Stunga, punctura, d' le français estonc. sStucha, manica: in manicis ferreis in ermelen, stuchen den iserinen. Doc. A. e 117, 16. ich unde mine meide tragen iu die steine in wizen stüchen. Kudr. 1386. So sol diu frowe ein roeclin an ir haben unde in ir stuchen einen fustgrossen stein. Augsb. St. R. XXI. Comp. Grimm. R. A. 930; fr. estui, estoi: e puis les(sc. escus de araim) portad'üm la u l'um soleit les armes en estui guarder. Q. L. R. 236. Les cinc en ai je mengies Et les autres mis en estui. R. du R. II. 10548. dér. estoial: L'estoial ou les pieces sont. R. du R. II. 16385. verbe es- tuier, estoier, garder. serrer: Por qu'aues fait mes drapeaus estuier. T. M. 56, 28. En un chier aumoire entaillie A le Graal bien estuie. Percev. IV. p. 344. Dedans le feurre a s'espee estoie. Alisc. 2955. estuie mon cheual. Chev. as.II. esp. 3150. Disner l'ont fet d'une grasse oie Que il li avoit estoie. R. du R. II. 17831 estoies vos deniers. A. M. 2279. ahal. stucchi crusta; fr. estuque, estuc, stuc.

Stal, anglo-s. stael, stal, stall, statio, locus; fr. estal, place, position, arrêèt, séjour: Nel remua de son estal premier Ne que feist une tor de mostier. Og. D. 10037. andoi par ingal se conbatent Si par sont prodome et vassal Que petit muent lor estal. Percev. IV. 27250. Qui fust iluec sovent veist Remuer ansdeus lor cevaus Et tolir places et estaus. ib. III. 11398. Quant li manjiers fu pres, ses ueissies issniaux, Les serians por les tables metre sor lesestaus Et a l'aigue doner as diores uasiaus. A. M. 7164 Se ly en va tel cop en le tieste baillier Qu'a tiere l'abaty viers l'estal d'un bouchier. Chev. au C. 1349. de estaler, estalage; rendre, livrer, faire, prendre, tenir estal, s'arréter pour combattre, se mettre en position de se

3 2