Aufsatz 
Die geschichtliche Entwicklung der französischen Sprache, 1. Teil
Entstehung
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Anc. irl. dür, dans les anciennes gloses daingean, aujourd'hui donjon. Ut forma, ita etiam significatione vix differt ab hac voce dün vox dür(Zeuss. op. cit. p. 30). Divodurum, fortercsse divinel¹), chef-lieu des Mediomatrikes, aujourd'hui Metz. Epomanduodurum²), Mandeure.

Kymr. rit, aujourd'hui rhyd, gué; irl. rod, passage; armor. red, gué; Vagoritum, Jort, Anteritum Antérieux.

Anc. irl. mag, néo-irl. magh; kymr. maes, mais, planities, campus. Noviomagus³), Neuf- château, Neuville, Castelnau. Magthir, basses terres, est le nom de la Basse-Ecosse en langue gaelique.

La désinence kymrique auc, iauc, aujourd'hui awg, iawg, si fréquente dans les noms d'hommes, l'est bien davantage dans les noms de lieux. Galgacus; Divitiacus; Turnacum, Tournay; Bagacum, Bavai; Camaracum, Cambrai; Curmiliaca, Cormeilles. On a prétendu que ce suffixe entrant en combinaison avec des substantifs, les transformait en adjectifs désignant une propriété, ce qui me parait peu vraisemblable. D'apres cette conjecture Sabiniacum, aujourd'hui Savignac, Savenay. Savigny, Sévigné aurait la signification de propriété de Sabinius.

Galli.... semijugerum arepennem vocant(Columelle V, 1). Je n'ai trouvé aucune étymologie de ce mot qui me satisfasse entiérement. Latin moyen âge arepennis, aripennis, eripennis, français arpent..

Kymr. alawadar, chanteur-oiseau, bret. alc'houeder,(breton c'h= k tres-aspiré) latin alauda: galerita gallico vocabulo legioni nomen dederat Alaudae(Plin. XI, 37) avis galerita quae gallice Alauda dicitur(Marc. Empiricus 39) fr. aloe qui, selon Grimm(Reinh. Fuchs p. 370), a fourni au norois lôa, Imà laudila, it. allodola, anc. esp. aloa, aujourd'hui alondra prov. alauza, alau- zeta, fr. alouette. Notre célèbre compatriote voit l'étymon de ce mot dans le kymrique uchedydd, oiseau se balançant.

Bret. bara panis et gwin, vinum, fr. baragouin.

Bret. barad, barrad, trahison, astuce, fr. barate, barete, barat, fraude, ruse, fourberie.

Bret. barz, latin bardus. On lit dans Festus: Bardus, gallice cantor appellatur qui virorum fortium laudes canit a gente Bardorum. Selon la tradition celtique les bardes descendaient de Bar- dus, fils de Druis. fr. barde.

Kymr. bar, pl. barau, branches, fr. bare, barre, barreau, barrière, embarras. angl. bar.

Celtique. bar, barc, mer; lmâ barca, barcaniare; barca quae cuncta navis commercia ad litus portat(Isid. XIX, 1) barque. Anc. fr. barge, aujourd'hui berge pr. barja de barica, vfr. bar- gaine, bargaigne vb. bargaigner, barginer aujourd'hui barguigner; angl. bargain.

Kymr. baw, adj. budyr, fr. boue

Celtique: bac, creux; quas vulgo bachinon vocant.(Greg. Tur. H. E. IX, 28), fr. bacin, bassin.

Celtique: bach, petit, baches, petit femme, vfr. baissele, baichele, bacele, baissiliete, jeune fille, servante.

Kymr. ben, chariot, irland. ben, fenn, feun(Zeuss, op. cit. p. 123.(b= f in hib.) panier. fr. benne, banne. Benna lingua gallica genus vehiculi appellatur. Unde vocantur combennos in eadem benna sedentes.(Festus, de verb. signif); le limousin a beno et benasto: ce sont des paniers accouplés qui se suspendent aux flancs du bàt d'un cheval.

¹) Irland. dia, dévo Dieu.

²) Le celtique ep qui apparait encore dans Eporedia, colonie romaine sur le territoire des Salasses, aujourd'hui Ivrée ne s'est conservé que dans les dérivés kymriques ebawl poulin, ebrwyd(epo-red) rapide et dans Pir- landais ech, each, cheval. On lit dans Pline: Eporedias Galli bonos equorum domitores vocant.

²) Irl., nuide, novité; kymr. newyd, anc. armor. nowyd, nouveau.