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Seinz Gabriel ki de part Deu le guarde. ibid 2847.
Li angles Deu o ad mustret al baron. ibid 2567.
Dans les deux derniers vers comme dans ce passage précité„dist as amis le roi“, deu régime de deus et roi régime de rois indiquent nettement par leur forme sans intervention de pré- position qu'ils sont dans le rapport de régime avec part, angles et amis. Voici quelques autres exemples pris au hasard entre mille:
Qui salvera le filz Evain. Adam. Drame
Ke ne l'ocie Rollons li nies Karlon. G. de V.
Ad oes seint Pere en cunquist le chevage. Ch. R. 373. Hom sui Rollant, jo ne le dei faillir. ibid 801.
Que Franc¹) de France repairent de roi cort. Chanson du XIIæs.
Amis Reynaut j'ai ja veu cel jor
Se passesoiz selon mon pere tor. ibid.
Quant à la perte du genre neutre dans les langues romanes qu'on a voulu également attribuer à une influence celtique, il est prouvé aujourd'hui qu'elle est plus ancienne dans les lan- gues romanes que dans les idiomes celtiques. Du reste, tous les substantifs neutres des anciens dialectes celtiques sont devenus masculins, tandis que dans les langues romanes, à l'exception de la seule langue valaque qui transforme presque toujours en masculins les substantifs latins du genre neutre²), un grand nombre de pluriels neutres ont passé au féminin; ainsi, pour ne pas sortir du domaine de la langue d'oil, animalia, arma, vela, batualia, tempora, gaudia, gabella, folia, opera, ont fourni aumaille(mot collectif) arme, voile, bataille, tempe, joie, d'où en langue d'oil le diminutif joël?), feuille,(vieux francçais fuelle; mais fueil, fuel de folium) oeuvre, auquel se rattache une idée collective dans chef d'oeuvre, oeuvre de Lessing. Tenaille de tenacula qui se trouve dans Teren- tianus Maurus s'emploie le plus souvent au pluriel dans la langue moderne.
Faudra-t-il rapporter, comme quelques philologues l'ont fait, à la langue celtique les locutions de beau-père, belle-mère, beau-fils, beau-frère, belle-fille, aans la vieille langue parastre, marastre, filiastre, frerastre, sorastre qui, dans le principe, ne désignaient que la parenté, l'alliance?
Guenes respunt: Rollanz, cist miens fillastre. Ch. R. 743.
Iréement parlat à sun parastre. ibid. 762.
Je suis d'avis que non. II est vrai que le bas-breton ne connait pas d'autres appellations
pour désigner les proches par alliance, mais je ne saurais admettre une influence si tardive du celtique ni y voir une imitation du breton. Je crois plutôt avec M. Burguy4) que ces termes de la
¹) Franc de France de la chanson de Bele Erembors sont les mémes que ceux de la chanson de Roland v. 804 sqq. Pernez mil Franc de France nostre tere Si purpernez les destreiz et les tertres Que l'emperere nisun des soens n'i perdet. DC. au mot Franci: On appelait Francs, dit une ancienne coutume du parlement, ceux qui assistaient aux assises publiques ou aux grands jours tenus par les pairs. ²) Diez. Gr. II, 21. ²) L'ancienne langue a le verbe eniocueler, enjoeler, donner des joyaux que le patois du Berry a conservé sous la forme d'enjôler qui est autre que le verbe enjôler, mettre en cage, provenant de cavea, en v. français gaole et jaiole, d'où le français moderne geòle. Joyau, joaillerie du bas-latin jocale dérivé de jocus. ⁴) Burguy, Glossaire, à l'art. mere.


