Aufsatz 
Die geschichtliche Entwicklung der französischen Sprache, 1. Teil
Entstehung
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et l' Océan. La linguistique moderne¹), par l'examen des noms de villes, de peuples, de montagnes, de rivières, d'individus a démontré qu'ils descendaient de la famille iibérienne dont les Aquitains) qui occupaient le pays borné par la Garonne au nord, l'Océan à l'ouest et les Pyrénées au sud avaient gardé le type originel plus purement que les Ligures. ³)

De la langue de l'ancienne population ligurienne, il ne reste, nous venons de le dire, que peu de traces dans les dénominations de lieux etc., ce qui s'explique sans difficulté quand on considère que le territoire des Ligures, conquis de bonne heure par les Romains et devenu la province par excellence qui, au dire de Pline se distinguait à peine de l'Italie elle-mème, était le siége de leur pouvoir en Gaule et par conséquent le point de départ pour leurs conquêtes ultérieures dans la Transalpine. Les Aquitains, gräce à la situation géographique de leur pays, ont mieux conservé leur langue. Bien que fort altérée, elle se parle encore de nos jours dans les trois cantons français de Labourd, de Soule et de la basse Navarre.) Nous désignons ces descendants des anciens Ibères par la dénomination de Vasconss) qui a prévalu depuis la part glorieuse que la tribu ibérienne de ce nom habitant originairement les bords de l' Ebre prit dans les guerres d' indépendance des popu- lations escaldunac contre le gouvernement des Franks mérovingiens, tandis qu'eux mêmes n'admettent pas d'autre nom que celui d' Escaldunac pour leur race et celui d'escara ou d'euscara pour l'idiome qu'ils parlent.

La famille gauloise proprement dite se partage en deux rameaux. Sortis l'un et l'autre de la Bactriane et des plateaux de l'Asie centrale, ils se rattachent au grand tronc de la famille aryenne qui, par la dissociation successive de ses principales tribus a fourni les peuples parlant les langues indo-européennes dont le sanscrit, la langue sacrée de l'Inde, est l'idiome le plus ancien. La philologie moderne désigne le premier rameau de la famille gauloise dont l'arrivée en Gaule a précédé les temps historiques par le nom de Gaelé) et appelle son idiome le gaelique. Le second rameau, les Kymris*), venus, selon la tradition druidique ab insulis extimis et ex tractibus trans- rhenanis, déboucha sur le Rhin et envahit la Gaule par les passages naturels des Vosges et des Ardennes environ six siècles avant notre ère, refoulant la population gaelique dans les régions mon- tagneuses de l'est et du midi. Après de longs désordres, des luttes sanglantess) et pour contrecoup de Linvasion opérée par le nord-est, des émigrations à main armée par le cours supérieur du Rhin

¹) Wilhelm v. Humboldt. Prüfung der Untersuchungen etc. p. 191 passim.

²) Aquitania(-Auskitania, pays des Auskes) Aremorica antea dicta.

¹) Nom basque: Li-gora: li, illi, pays peuple; gora haut élevé, peuple habitant les hauteurs.

) En Espagne les Vascuenses ou Vascongados occupent les provinces de la haute Navarre, de Guipuzcoa et de Biscaya.

³) Dans le démembrement de l'empire carlovingien la Vasconie forma un duché à part entre la Garonne, les Pyrénées et la mer.

²) Gaidheal, Gadhel prononcé Gaël comme adder, adher se prononce aër.

²) Les habitants du pays de Galles ne se reconnaissent pas d'autre nom que celni de Cymris et appellent Cym- raeg l'idiome qu'ils parlent. L'un et l'autre s'emploient dans un sens générique embrassant les dialectes gallois, cornique et breton. Les indigènes de la Bretagne répudièrent la dénomination de wealh pl. wealas forme anglo-saxonne de walha, Guallus, étranger, par lequel les conquérants germains désignaient les nations habi- tant l'empire romain. Galloway-Gallovidia, terre des étrangers; walnut, welshnut, Wallnuss, wälsche Nuss, anc. fr. nois gauge, c'est--dire noix exotique, fr. welche et wallon. 4

³) Gallis causa in Italiam veniendi, sedesque novas quaerendi, intestina discordia. Justinus XX, 5. Justin est. l'épitomateur de Trogus Pompejus, Gaulois de naissance.