Aufsatz 
Die geschichtliche Entwicklung der französischen Sprache, 1. Teil
Entstehung
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Respundi la femme: sueffre, sire que jo parolge a tei Parole, fist(verba fecit) li reis. Q. L. d. R. II, 169. Les richeises del mund mult grant merveil funt Esparolent et volent, par pez prennent et noent(Bestiaire d. Ph. d. Thaun.) Sarm oc grec du moyen âge pour 2sεαμκυνοο lmâ exametum; ling. rust. xamitum et samitum DC.; it sciamito; esp. xamete; pr. et anc. fr.; samit allm. sammt. Puis le culchent¹) en un samit(Trist. Ys. fragments publiés par M. Fr. Michel). Buoca Imà byrsa peau, cuir; it borsa; esp. port. bolsa; fr. borse, bourse(Diez.) Baoräcerr. C'est d'un mot de la langue latine vulgaire de la famille du- verbe cité qu'il faut dériver it. basto, bastone, bastire; pr. bastar; anc. fr. baston, bastun; fr. mod. bastille, baâton, bätir, bàt, bäter.(Diez.) cα⁴᷑ναα latin classique sagma quae corrupte salma dicitur DO; pr. sauma; it. esp. salma (anc. soma)(Diez) ancien haut-allemand saum(thier); anc. fr. sum, sumer. Ne ni perdrat ne runcin ne sumer(Ch. R. 758), somme, sommier, poutre, solive; sommelier; vb. comp. assommer etc. räxluyrov, lat. classique talentum; Imàâ talantum; esp. talante, talento; pr. talen, talan; anc. fr. talant, talent, telant; fr. mod. talent. Si venerit ad aliquam de meas filias in talentum DC; de l'ancienne locution venir à talent, envie, inclination de l'esprit:

Ele soit à tun comandement Et vus ambedeus à mun talent(Adam, Drame).

Serena en mer ante, cuntre tempeste cante E plur en bel temps, itels est sis talens(Bestiaire).

Talent ai n'en dotez mie De r'aler à ma mesnie(Colin Muset).

La signification actuelle de talent se rattache à la signification primitive de somme d'ar- gent qu'on porte sur soi. La ressemblance des mots tels que ⁴οσεας et paresse, zoir, et coite est toute fortuite. C'est quietus qui a donũé régulièrement coi, coite et pigritia paresse comme laetitia leesce, tristitia tristece. Adonc n'i avra leesce Tote rien serra en tristesce(Adam, Drame).

Pour une liste complète des éléments grecs dans les langues romanes et leur provenance je renvoie à la grammaire comparée et au Dictionnaire étymol. de M. Diez.

Les tribus liguriennes parmi lesquelles les Grecs s'étaient fixés, habitaient le littoral de la Méditerranée depuis le pied des Pyrénées jusqu' aux deux versants des Alpes maritimes. Bien qu'à l'époque César fut nommé proconsul de la Gaule narbonnaise, ce füt une race mélangée soit avec des Galls ou Gaels, soit avec des Grecs, on leur reconnaissait un type et un langage distincts de ceux de la famille gauloise proprement dite. Strabon qui, comme les anciens géographes, ses prédécesseurs, fondait ses divisions sur l'ethnographie et non sur la configuration du pays comme on a fait depuis, dit expressément que les Ligures appartenaient à une tout autre famille humaine que la masse de la population du pays compris entre le Rhin, les Alpes, la Méditerranée, les Pyrénées

¹) Culcaverit et culcet dans les Lois saliques; culicet et culcet dans les gloses de Reichenau.