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à la place de por ce que ferait à son tour un solécisme évident, tout aussi bien que celui qui, de nos jours, dirait pourceque au lieu de parce que, méprise du seizième siècle sanctionnée par le malencontreux bon goüt de la cour de Louis XIV. en fait de langage et qui se trouve corrigée quand le verbe est à P'infinitif. La raison qui fit triompher la désinence inchoative iscere sur escere tient aux altérations phonétiques que subit la conjugaison. La plupart des verbes de la 2¼% et de la 3° conjugaison latine étant réduits au type de la quatrième ¹), la désinence inchoative subit la force de Panalogie, i supplanta e. N'ayant plus la langue lettrée pour régulateur, le langage vulgaire suivit sa pente naturelle et fatale. La confusion des genres dont Grégoire de lours se confesse coupable, se borne, si je m'en souviens bien, à l'emploi du masculin ou du féminin pour le neutre, que la langue vulgaire, devenue langue romane, a fini par supprimer. Regretter cette perte, serait prétendre que les Romains avaient gardé le sentiment des raisons qui, lors de la formation du fond primordial de la langue, accordèrent à tel mot le genre neutre de préférence au genre masculin. Mais ce sentiment, les Romains l'avaient perdu depuis un temps immémorial; l'emploi qu'ils faisaient du genre neutre était illogique et n'avait plus de raison d'étre. II n'y a que la langue anglaise qui en fasse un usage logique, et le neutre y devient une ressource poëtique aussi simple qu'efficace.
La langue vulgaire, instrument d'une société restée en dehors des inftuences étrangères qui remaniaient, polissaient, consolidaient la langue latine au bénéfice d'une littérature savante, se ratta- chait par cela mêeme à plus d'un égard à la langue archaique, en continuait les habitudes de pro- nonciation. Or, nous savons que la prononciation de l's et de l'm désinentiels des noms était habi- tuellement négligée sinon supprimée du temps d'Ennius(mort 109 ans avant J. C.) ²). Le latin classique donne plusieurs exemples du passage d'ae accentué en i long ³). Vers la fin de l'empire romain l'o et l'u⁴), l'e et l'*i⁵) avaient fini par se confondre. II est évident que cette prononciation devait aboutir à la chute des désinences casuelles et à la confusion des différents types de décli- naison.
On ne saurait nier que ces pertes n'aient porté une grave atteinte à la beauté de l'idiome latin. Comme les désinences casuelles permettaient une grande liberté dans l'arrangement des mots, elles se prétaient merveilleusement à la période oratoire en donnant en mème temps au discours
1) Schuchardt. Vocalismus des Vulgärlatein I, 270, sad. 2) Sol albu' recessit in infera noctis.(Egger, Latini sermonis vetustioris reliquiae. p. 138.) Me somnu' reliquit(Ibid. p. 138) Levis haut, malu', doctu', fidelis, Suavis homo, jucundu', suo contentu', beatus, Scitu', secunda loquens in tempore, commodu', verbum Paucum(Ibid. p. 140.) 2) Com-laedo-collido, Ob-caedo-occido In-aequus-iniqus 3) Schuchardt op. cit. II p. 108. 9. Egger. op. cit. p. 191.
cera devient en français cire, mercedem— merci, Pejus— pis, placere— plaisir, tacere— taisir. Voir pour le latin vulgaire Schuchardt. op. cit. I, 244 sdd. 4) IIli pour ille dans la langue vulgaire. Schuchardt op. cit. I 449 sqd. L'article li de la langue d'oil est identi- que à la seconde syllabe de illi.
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