Aufsatz 
Etude sur l' accentuation des dérivés / von Karl Daniel
Entstehung
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leurs flexions accentuées en latin, ont survécu à l'action des lois phonétiques, et qui ont servi et servent encore à former des verbes nouveaux; mais il appelle verbes archaiques tous ceux qui, par suite de leur privation de flexions accentuées, n'ont j'amais servi de modèle et n'ont jamais reçu dans leurs cadres aucun des dérivés verbaux dont la langue s'est enrichie depuis son origine.

A. Dérivés verbaux accentués.

a) Dérivés verbaux en er(âre).

Tous les verbes en er, qui sont d'origine spontanée, dérivent des verbes latins en äre, et sont, comme tons les autres dérivés populaires, fidèles aux principes de dérivation: ils respectent laccent latin, suppriment la voyelle atone, et font disparaitre la consonne médiane.

Pour la persistance de l'accent latin, et pour la chute de la voyelle atone, je cite les exemples suivants:

Formes populaires: Blasph(e) mare[= vituperare, dans Grégoire de Tours]= blasmare, en prov. blasmar, en français blâmer, adi(u)tare= aider, caball(i)care, en prov. cavalcar, en vieux français chevalcher, en français chevaucher, carr(i)care

= cargar en prov.= charger, coll(o)care= colgar(en prov.), colcher(en v. f.): coucher, comp(u)tare= comtar(en prov.): compter, circ-(u)lare= cercler, delib(e)rare = délivrer, dub(i)tare= doptar(en prov.): douter, cum(u)lare= combler, duplſi)care duplare(dans Festus)= doubler, jud(i)care= juger, fabr(i)care= faurgar(en prov.)= forger, mand(u)care= manger, mast(i)care= masgar(en prov.), mascher(en v. f.): maàcher, nav(i)gare= nager, praed(i)care= précher, quir(iſtare= cridar(en prov.): crier, sem(i)nare= semnar(en prov.): semer, sim(u)lare= sembler, sol(i)dare= souder,

trem(u)lare= trembler, perust(u)lare prustlare= brusler(en v. f.): brüler, pop(u)lare= peupler, van(i)tare= vanter, vig(i)lare= veiller, vind(i)care= venger, etc..

Pour la suppression de la consonne médiane, voyez:

Ba(d)aculare= päiller, confi(d)are= confier, fi(d)are= fier, desi(d)erare= désirer, fo(d)iculare= fouiller, lau(d)are= louer, su(d)are= suer; allo(c)are= allouer, asse(c)urare

= assurer, carri(c)are= charrier, communi(chare= communier, jo(c)are= jouer, lo(c)are = louer, mendi(c)are= mendier, ne(c)are= noyer, pli(c)are= plier, pre(c)ari= prier; alli()are= allier, casti()are= chatier, dene(g)are= dénier, ne(g)are= nier, etc.

Formes savantes: Les verbes d'rigine savante ne dérivent pas seulement des verbes latins en are, mais aussi de ceux en êre ou ére. On les reconnait facilement ou par la fausse accentuation, ou par la voyelle atone qu'ils conservent, ou enfin par la con- sonne médiane qu'ls ne suppriment pas. Suivant ces trois réactifs, nous voyons:

1) Verbes savants qui déplacent l'accent latin, tels que affiigér(affligere), affluér(affluere), appréhender(apprehendere), céder(cedere), colliger(colligere), contribuer (contribuere), déprimer(deprimere), ériger(erigere), extorquer(extorquere), imprimer(impri- mere), négliger(negligere), exprimer(exprimere), tisser(texere), opprimer(opprimere), obstruer(obstruere), résister(resistere), etc... absorber(absorbere), exercer(exercere), per- suader(persuadere), révérer(revereri), etc.

A& côté de appréhender, colliger, imprimer, exprimer, tisser, la langue française conserve encore les verbes primitifs et régulièrement accentués: apprendre, cueillir, em- preindre, épreindre, tistre. Du latin affligere, lancien français avait, conformément à la loi d'accentuation, tiré afflire(afflictus: afflit, afflicta: afflite) cf. Burguy, II, 269;

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