Aufsatz 
Etude sur l' accentuation des dérivés / von Karl Daniel
Entstehung
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13 premidre place du mot, et que la seconde syllabe porte l'accent tonique. Les exceptions sont peu nombreuses: veräcem vrai ſanciennement verai], véricula deé veru(vrille); cf. Schuchardt, V. L. II, p. 396.

Malignus: malin, divinus: devin, caminus(via, iter dans Du Cange): chemin, vicinus: voisin, scabinus*)[juge dans les textes carlovingiens]: 6chevin, en vieux français eschevin; mastinus**) ſchien qui reste à la maison, mansionem= maison]: mätin, bacinus: bassin; collina(= collis dans les arpenteurs romains, d'après Diez): colline, cortina [cortinae sunt aulaeaaulaea quas Cortinas vulgo vocant Du Cangej: courtine, cosinus ſconsobrinus dans le Vocabulaire de St. Gall, au 7e s.]: cousin, en prov. cosin, cosina: cousine, coquina cocina cucina[dans Du Cange= culina]: cuisine, culcitinum(dérivé dim. de culcita): coussin, molinus ſdans la Loi Salique]: moulin, en prov. molin,

orphaninus(dérivé de orphänus= orphe en Vieux français): orphenin dans T'ancienne langue, et puis, par le changement de n en ¹, orphelin: cf. posterle poterne; pectorina ſdérivé de pectoriss= pectrina peitrina en provencçal, poitrine en

français, peregrinus, en prov. pelegrin= pèlerin; spina= espine épine, etc.

Le mot racine suppose une forme latine radicina qui, régulièrement contractée, donna racina ou razina en provencal; car le latin radicem a donné, suivant les règles de Paccent latin, la vieille forme raiz; patrinus et matrina, qui auraient donner respective- ment parrin et marrine, sont devenus parrain(en vieux français parrein) et marraine(en prov. mairin a).

Le mot Dauphin, en prov. dalfin, vient du L. delphinus**) ou plutôt de sa forme vulgaire dalphinus[dans Du Cange].

21) Issa est devenu esse:

Abbatissa, en provençal abbadessa, en vieux franç. abéesse= abbesse, ducatissa, en prov. duguessa= duchesse; prophetesse, de prophetissa, conserve non seulement le t médial, mais aussi l'e atone devant la tonique, ce qui prouve que ce mot a été formé par les savants, de mème diaconesse de diaconissa.

22) IVvus devient if dans chétif de captivus et naif de nativus. Chétif signifie dans l'ancienne langue prisonnier:Saint Louis délivra les chétifs[= chrétiens captifs] des Sarrasins, d' le sens actuel de faible, misérable; cf. Ronsard,De tous les animaux qui marchent sur la terre l'homme est le plus chétif.

La forme savante de captivus est captif qui a été refait sur le mot latin au 16 siècle; celle de nativus est natif. Pour naif= natif, comparez les phrases citées dans Littré:Les naifs(serfs natifs) qui departent de lur terre, 11e siècle, et fuitis

du biau pais de Troie, dont il fu nais(naif).

Les formations savantes en if sont très-nombreuses: voyez actif, furtif, fugitif, laudatif, négatif, purgatif, votif, et beaucoup d'autres, surtout les termes grammaticaux tels que adjectif, nominatif, substantif, superlatif etc....(cf. Mätzner, F. G. p. 297).

23) Le suffixe latin entus= ent(ant) en français Il-entus= Lent, m-entus= m-ent] a donné très-peu de dérivés populaires; la plupart des mots en lent ou ment sont d'origine savante, et conservent presque tous la voyelle atone devant l'accent tonique.

*) Scabinos judices urbanos appellamus, Gall. Eschevins. Schepen, Judex, Senator, Juratus vulgo Scabinus. Du Cange. *½) Mastinus= Molossus, Gall. Mastin. Mansio, ubicunque manemus; hinc nostris maison, pro aede;

mansio, familia, quomodo maison dicimus. Du Cange.

***)Delphinus, apud nostros dignitatis species, qua donantur vulgo Comites Viennenses.... Du Cange. Depuis la cession du Dauphiné à la couronne de France(1343), le fils ainé des rois de France porta le titre de Dauphin.